Algérie-La SNTA injectera 6,7 milliards de DA en 2014 pour se redéployer au niveau national

Algérie-La SNTA injectera 6,7 milliards de DA en 2014 pour se redéployer au niveau national

Snta_design_2_filtre_s_20_b_brown_green_algeria.jpgLa Société Nationale des Tabacs et Allumettes (SNTA) envisage d’investir 6,7 milliards de dinars en 2014 pour se redéployer au niveau national, a indiqué son PDG, Ahmed Madjour.

S’exprimant à l’occasion du 50e anniversaire de la nationalisation de l’entreprise (novembre 1963), M. Madjour a souligné l’importance de développer et de moderniser l’outil de production national pour répondre à une demande en constante évolution.

Dans un environnement caractérisé par une forte concurrence, a-t-il poursuivi, la SNTA a décidé de passer à une vitesse supérieure, adoptant un plan de développement qui devrait donner ses fruits dans les deux prochaines années.

Dans cette perspective, cinq lignes supplémentaires de production modernes seront opérationnelles entre avril et juillet 2014, a fait savoir ce responsable.

Il s’agit notamment du redéploiement des activités implantées en milieu urbain (Alger, Oran) vers des zones industrielles, de l’affinage des technologies et des processus de fabrication, de l’optimisation des capacités de l’entreprise à travers la construction d’une nouvelle usine de cigarettes à Sig ainsi que la modernisation des capacités de l’unité de Khroub à Constantine, a-t-il encore ajouté lors d’une cérémonie organisée pour fêter l’événement.

L’entreprise prévoit également, dans le cadre de ce plan de redéploiement, la fermeture des unités d’Oran et de Mostaganem pour leur vétusté, la création d’une usine à Gué de Constantine (Alger) afin de délocaliser les activités de l’unité de Bab El oued.

De plus, deux centres d’ingénierie, l’un pour les essais et le contrôle, l’autre pour la recherche et la formation, seront réalisés dans le cadre de cette stratégie, a souligné le P-DG de l’entreprise.

Selon ce responsable, l’objectif premier du plan de développement est de produire un tabac moins chargé en nicotine, en goudron et en monoxyde de carbone, l’amélioration du mélange de tabac et même sur les papiers et filtres et « d’enclencher ainsi une courbe ascendante pour prendre plus de parts de marché, surtout de la cigarette blonde. La SNTA ne détient, actuellement, que 43% de part de ce marché ».

Avec une production de 750 millions de paquets de cigarettes-an, la SNTA qui emploie 4000 travailleurs, couvre actuellement 40% de la demande nationale en tabacs.

En 2012, cette entreprise a enregistré un chiffre d’affaires de 25,7milliards DA contre 1,9 md DA en 2002, selon les chiffres fournis par l’entreprise.

APS