Algérie Intempéries : A Oran, la population vit dans la crainte

lundi 28 septembre 2009 à 21:20
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«Nous avons peur, nos habitations ne résistent plus à la moindre rafale du vent, les eaux s’infiltrent de partout », a déploré un occupant d’une vieille bâtisse au centre-ville d’Oran.

Il ajoute qu’au moindre changement climatique, les effondrements et les fissures des dalles et des murs susceptibles de causer des dégâts ne sont pas à écarter.

Les Oranais ont vécu une nuit à la fois arrosée et inquiétante.

Les très fortes pluies qui se sont abattues ces dernières 24 heures n’ont pas été sans laisser de traces.

En effet, les habitants des quartiers populaires ont passé la nuit la peur au ventre.

À Derb, tout comme à El Hamri, Plateau et Saint-Antoine, M’dina Jedida, le spectre des effondrements est revenu plus pressant d’autant que la question du vieux bâti et des habitations précaires continuent à être les sujets dominants de l’actualité oranaise, notamment lors des grandes précipitations.

Ras El Aïn, où sont concentrés plusieurs centaines d’habitations précaires et des bidonvilles, n’a pas échappé aux aléas de la nature.

Plusieurs dizaines d’habitants craignent le risque de chute de pierres. La même inquiétude est vécue au niveau du quartier des Planteurs situé sur les hauteurs de la montagne de Murdjadjo.

Les routes et les ronds-points ont été submergés par les eaux obstruant plusieurs accès.

D’énormes embouteillages se sont constitués. L’avenue de Canastel à Gambetta, les ronds-points d’El Bahia et de l’Ensep ont été envahis par les eaux qui ont charrié la boue obligeant les services municipaux à procéder à la fermeture de la trémie de Max- Marchand au centre-ville.

Aussi, le rond-point de l’Usto n’était pas en reste. Plusieurs usagers ont été obligés de patienter pendant plusieurs heures de crainte de voir leurs véhicules emportés par les eaux.

Par ailleurs, les chauffeurs de poids lourds ont été contraints de marquer des haltes au niveau des accotements des routes, notamment aux entrées des communes d’El Karma et d’Es Senia.

Idem à Bir El Djir, entrée est d’Oran. La circulation a été paralysée dans les deux sens.

Même décor sur les routes à grande circulation comme l’autoroute liant la ville d’Oran à Mostaganem.

À cause des eaux stagnées sur plusieurs tronçons, des bouchons de plusieurs kilomètres se sont constitués dans les deux sens de cette autoroute.

L’alerte maximale a été déclenchée et les unités d’intervention relevant de la Protection civile ont été mobilisées tandis que les agents municipaux chargés de l’entretien de la voirie ont été appelés à procéder, dimanche soir, à l’ouverture et au nettoiement des regards et avaloirs.

WAHIB AÏT OUAKLI

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