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Sommet du GECF à Moscou : l’Algérie annonce un plan à 22 milliards d’euros pour le renouvelable

Sommet du GECF à Moscou : l’Algérie annonce un plan à 22 milliards d’euros pour le renouvelable
Sommet du GECF à Moscou

À l’occasion du 8ᵉ Sommet des chefs d’État et de Gouvernement du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) réuni à Moscou, l’Algérie a réaffirmé avec force sa double ambition : consolider son statut de géant gazier mondial tout en s’imposant comme un acteur incontournable de la transition énergétique.

Dans une allocution lue par le Premier ministre Sifi Ghrieb, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a officialisé une enveloppe stratégique de près de 22 milliards d’euros destinée à financer le programme national des énergies renouvelables.

Un objectif majeur : 15 000 MW de renouvelable d’ici 2035

Ce plan d’investissement massif vise à porter la capacité de production d’énergies propres à 15 000 mégawatts (MW) à l’horizon 2035.

« L’Algérie est résolument engagée dans une transition énergétique juste et ordonnée, qui concilie les impératifs climatiques, la souveraineté nationale et la sécurité énergétique », a déclaré le chef de l’État, précisant que le pays entend dessiner lui-même les contours de sa mutation industrielle à travers la réduction des émissions de méthane, l’arrêt du torchage et le développement du captage de carbone.

Outre le solaire et l’éolien, l’Algérie mise sur l’hydrogène vert via le projet d’infrastructure SoutH2 Corridor. Cette initiative permettra au pays de se positionner en pôle énergétique transcontinental capable d’exporter du gaz, de l’électricité, de l’ammoniac et de l’hydrogène.

Le gaz naturel, « partenaire naturel » des énergies propres

S’adressant aux dirigeants du Forum, le président Tebboune a défendu le rôle central du gaz dans le mix énergétique mondial face aux turbulences géopolitiques et réglementaires.

Qualifiant le gaz de « partenaire naturel des énergies renouvelables », il a souligné qu’il ne constitue pas un frein à la décarbonation, mais un « pont permettant d’y parvenir en toute sécurité » en assurant la stabilité des réseaux électriques.

Le chef de l’État a toutefois mis en garde contre la volatilité des cadres réglementaires internationaux qui freine les investissements à long terme.

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Il a plaidé pour des contrats durables, une juste valorisation des ressources et un dialogue consensuel pour sécuriser les approvisionnements mondiaux, tout en appelant l’Institut de recherche sur le gaz (GRI) du Forum à accélérer le déploiement de l’intelligence artificielle et du numérique dans la décarbonation.

Projets structurants et coopération transafricaine

Deuxième fournisseur de gaz de l’Union européenne par gazoducs et pionnière du GNL depuis 1964 à Arzew, l’Algérie entend adosser sa souveraineté énergétique au développement économique national.

Le président a notamment cité la valorisation industrielle des mégaprojets de Gara Djebilet (fer) et du projet intégré de phosphate.

Sur le plan continental, Alger réaffirme son engagement financier et technique dans le projet de Gazoduc Transsaharien (TSGP).

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Conçu pour acheminer 30 milliards de mètres cubes de gaz par an, ce projet incarne, selon le président Tebboune, « une vision commune d’une Afrique unie et souveraine », utilisant l’énergie comme levier de développement durable et de lutte contre la précarité énergétique.

AA

Amina Aouadi

Journaliste – Analyse, économie et société

Amina Aouadi est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360, spécialisée dans les analyses de l'actualité économique et les grands sujets de société.

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