Algérie-France : Chikhi évoque le dossier « des crimes coloniaux »

Algérie-France : Chikhi évoque le dossier « des crimes coloniaux »

Le directeur général des Archives nationales et conseiller chargé de la mémoire auprès de la Présidence, Abdelmadjid Chikhi, a déclaré que le colonialisme avait détruit toutes les institutions existantes en Algérie.

À l’occasion de la Journée nationale du Chahid (18 février), Abdelmadjid Chikhi, a déclaré que les juristes peuvent aider les historiens, à comprendre la composition de nouvelles institutions venues opprimer les citoyens algériens, affirmant que, la non-réticence à l’égard des connaissances historiques contribue à renforcer la préservation de la mémoire nationale

Dans ce sillage, Abdelmadjid Chikhi a souligné que la nécessité de retourner étudier les institutions et de les soumettre aux historiens pour cristalliser le texte historique dans la légalité et les crimes de colonisation, ceci permmetra selon lui, aux citoyens de connaitre et de comprendre les instituions, et reconnaitre les crimes coloniaux.

Chikhi a évoqué l’importance de l’histoire nationale et de la nécessité de son enseignement aux jeunes générations qui doivent préserver ce lien sacré avec leur glorieux passé et l’histoire révolutionnaire de leur pays libéré au prix d’immenses sacrifices et de souffrances endurées pendant plus d’un siècle.

« Actuellement, notre plus grand problème, c’est la spécialisation, avant on a étudié l’histoire et la géographie ensemble, aujourd’hui elles sont séparées, c’est pas faisable, car l’historien qui n’étudie pas la geographie, ne peut pas exercer correctement son métier, parce que la science est inséparable, comme notamment la sociologie et la psychologie », a déclaré Chikhi.

Chikhi, a en outre, souligné l’importance de “réhabiliter” la mémoire nationale en réécrivant l’histoire “à partir de ses non-dits”, citant les exemples de, Frantz Fanon qui a permis, de “saisir le fait colonial”.

Dans son intervention, a souligné que le nombre de martyrs algériens “ne peut être chiffré”, mettant l’accent sur “les actes d’oppression commis par l’occupant français”,  soulignant “la nécessité de préserver l’histoire, et la mémoire nationale.

L’Algérie célèbre la journée nationale du Chahid

L’Algérie célèbre aujourd’hui, la Journée nationale du Chahid consacrée comme fête nationale et célébrée chaque année depuis le 18 Février 1990.

Le 18 février, est l’une des dates historiques les plus significatives du passé révolutionnaire de notre peuple, elle est proclamée pour permettre de se remémorer les chouhadas qui ont mis leur idéal de liberté au-dessus de tout et donné leur vie en contrepartie de l’indépendance de leur pays.

En revanche, la commémoration de la Journée nationale du Chahid intervient cette année dans une conjoncture particulière marquée par le débat sur la question de la Mémoire, relancé suite à la publication récente du rapport de l’historien français Benjamin Stora sur la colonisation et la guerre de Libération nationale.