Algérie Automobile : Une hausse des prix est inévitable

Algérie Automobile : Une hausse des prix est inévitable

Clipboard04.jpg«Nous sommes contre l’annulation de la décision d’interdire le débarquement des véhicules au port d’Alger mais nous demandons seulement son report». C’est ce qu’a indiqué hier le président de l’AC2A.

Le motif ? Un éventuel rallongement du délai permettra aux concessionnaires de se préparer ainsi pour débarquer les véhicules importés aux ports de Djendjen, de Mostaganem et de Ghazaouet.

Une opération qui nécessitera, selon les propos du président de l’AC2A, d’autres investissements pour la réception des car-ferries puisque les conditions ne sont pas assurées, ainsi que les frais relatifs au transport des véhicules.

Ce changement, conjugué à la hausse de l’euro sur le marché international, pourrait certainement engendrer une hausse des prix des véhicules, précise la même source.

L’autre argument mis en valeur a trait au nombre de voitures vendues.

En clair, précise M. Bairi, sur la totalité des véhicules débarquant à Alger, 40% sont distribués dans l’Algérois et 30% sont acheminés par camion vers l’est et 30 autres vers l’ouest du pays.

Interrogé sur la disponibilité des pièces de rechange, la même source a fait savoir que des contacts sont en cours avec des entreprises qui sont présentes dans la sous-traitance en général et celles produisant des pièces automobiles.

«Bon nombre d’entre eux sont disposés à investir dans ce créneau, créant ainsi ce fameux tissu industriel dont d’aucuns se font le plaisir de dénoncer l’absence. Le marché de la pièce de rechange n’attend que cela et, comme retombée immédiate, la pièce de contrefaçon sera efficacement combattue», note-t-il plus loin.

A propos des équipementiers, le conférencier a annoncé que l’AC2A va saisir les autorités concernées afin de créer et mettre en place un groupe de travail mixte.

Ce dernier, composé d’investisseurs potentiels, de constructeurs et de représentants de l’Etat, aura pour première tâche «l’adoption d’une approche commune, et d’inviter les constructeurs à produire leur cahier des charges en vue de leur implication concrète et effective dans la création et au développement d’un tissu industriel».

Salah Benreguia