Le juge d’instruction de la deuxième chambre près le tribunal de Dar El Beïda a ordonné le placement en détention provisoire de trois mis en cause dans une affaire de falsification de passeport, tandis qu’une seule prévenue a été placée sous contrôle judiciaire. Par ailleurs, huit fonctionnaires ont été remis en liberté, faute de preuves suffisantes à leur encontre, dans l’attente de l’aboutissement de l’enquête, qui devrait se poursuivre durant plusieurs mois.
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Dans cette affaire, le principal suspect est le chef du service biométrique de la commune de Sidi M’hamed (Alger). Il a été placé en détention provisoire pour abus de fonction et obtention indue d’un document officiel, des faits aggravés par leur lien avec la falsification d’un document administratif. Une employée du même service a été placée sous contrôle judiciaire pour les mêmes chefs d’accusation.
Deux autres mis en cause, « Kh.M.A. », un émigré résidant en France, ainsi que son complice « S.S. », ont été écroués à la prison d’El-Harrach.
Selon des sources concordantes, l’affaire a été déclenchée à l’aéroport international Houari-Boumediene, lors de l’arrivée du principal suspect en provenance de France. Lors du contrôle de ses bagages, les agents ont découvert un passeport suspect contenant de fausses déclarations. Après vérification, le document s’est avéré falsifié et a été immédiatement saisi, tandis que son détenteur a été conduit pour enquête.
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Complicités et arbitrages judiciaires
Les éléments de l’enquête ont révélé que le suspect avait obtenu ce passeport par l’intermédiaire d’un individu, « S.S. », en contrepartie d’une somme d’argent. Des investigations approfondies ont permis d’établir que le document falsifié avait été délivré par les services de l’état civil du centre d’Alger, avec la complicité présumée de fonctionnaires de la commune de Sidi M’hamed.
L’enquête a ainsi conduit à l’arrestation du chef du service biométrique. Une employée du même service a également été entendue dans le cadre de l’enquête afin d’éclaircir les circonstances dans lesquelles le principal suspect a obtenu ce document avec l’aide de « S.S. ».
Utile à signaler qu’au cours de l’instruction, pas moins de dix employés de la commune ont été auditionnés en qualité de témoins.
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