Un chauffeur de taxi professionnel a été tué à Alger à la suite d’une altercation avec un chauffeur clandestin. La victime, Djenane Salah Abdelkrim, travaillait à la station de Kahouat Chergui. Grièvement blessé lors de l’agression, il a été transporté d’urgence à l’hôpital Mustapha, où il a succombé à ses blessures.
Ce drame a immédiatement soulevé une vague d’indignation au sein du peuple et de la corporation, forçant le Syndicat national des transporteurs par taxi (SNTT) à monter au créneau dès ce lundi soir.
Le SNTT condamne un « crime odieux » et présente ses condoléances
Dans un communiqué publié dans la foulée du drame, l’organisation syndicale n’a pas mâché ses mots. Elle a qualifié les faits de « crime odieux », adressant ses condoléances les plus sincères à la famille du défunt, à ses collègues de la station et à l’ensemble des professionnels du secteur.
Au-delà du deuil, le ton du communiqué est celui de la colère. Le syndicat pointe directement la responsabilité des conditions de travail dégradées à Kahouat Chergui et l’impunité dont semblent bénéficier les opérateurs clandestins dans les espaces de transport. Pour le SNTT, ce meurtre n’est pas un fait isolé : il est le symptôme d’un mal profond qui ronge le secteur depuis des années.
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Des images virales qui ont choqué la toile algérienne
La scène a été filmée. Des séquences vidéo, rapidement relayées sur les réseaux sociaux, montrent Djenane Salah Abdelkrim encore debout dans les instants qui ont suivi l’agression. Son état s’est ensuite dégradé brutalement, avant son évacuation vers l’hôpital Mustapha Pacha d’Alger.
Ces images ont provoqué une onde de choc sur la toile. Beaucoup d’internautes ont exprimé leur consternation face à la violence de la scène, tandis que d’autres ont réclamé des comptes aux autorités. La brutalité du geste, capturée et diffusée en quelques minutes, a transformé ce fait divers en affaire nationale.
Ce n’est pas la première fois que la violence dans le secteur des transports algérois enflamme les réseaux sociaux. En février 2026, l’agression d’un usager par un receveur de bus privé à Alger avait déjà suscité un tollé similaire, forçant la Direction des Transports de la wilaya à suspendre immédiatement le véhicule concerné.
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Sécurité des stations de taxi : le syndicat exige une réforme urgente
Face à ce drame, le SNTT a adressé une interpellation directe aux autorités de tutelle et aux services compétents. Trois exigences structurent sa demande : une révision immédiate des conditions de travail et de sécurité à la station de Kahouat Chergui, la mise en place de dispositifs concrets pour protéger chauffeurs et usagers, et surtout un renforcement drastique du contrôle exercé sur le transport clandestin.
Ce dernier point est au cœur du problème. Le syndicat désigne les opérateurs clandestins, communément appelés « clandestinos », comme une source majeure de tensions et de dangers dans les stations de taxi à travers tout le pays. Leur présence non régulée crée des frictions permanentes avec les professionnels agréés, des frictions qui peuvent, comme ce lundi, virer au drame irréparable.
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