Rayan Aït Nouri exclu des Verts après son coup de sang face à la Zambie

La rupture est consommée. Rayan Aït Nouri n’ira pas au bout du rassemblement de septembre avec l’équipe nationale. Le staff technique des Verts a acté son exclusion du groupe ce samedi matin, vingt-quatre heures à peine après la victoire contre la Zambie (3-1) à Tizi-Ouzou. En cause : son attitude sur le banc de touche, jugée inacceptable par l’encadrement.
Le latéral gauche de Manchester City devrait plier bagage dans l’après-midi et quitter le Centre technique national de Sidi-Moussa. Une décision radicale, mais qui n’a surpris personne dans l’entourage de la sélection.
Brahim Hemdani a tranché pour préserver son autorité
Le nouveau sélectionneur jouait gros dans ce dossier. Laisser passer un tel écart aurait fragilisé son autorité dès ses premières semaines en poste. En choisissant la fermeté, Brahim Hemdani envoie un message limpide à l’ensemble du vestiaire : le collectif prime sur les statuts individuels.
Arrivé cet été pour succéder à Vladimir Petkovic, le technicien avait déjà surpris en dévoilant une liste remaniée pour ce rassemblement de septembre, avec dix retours et huit joueurs écartés. Il assume désormais une ligne disciplinaire tout aussi tranchée.
Son staff, composé d’Antar Yahia, de Nacerddine Berarma et de Nacer Daineche, a validé l’orientation. La sanction a été notifiée en début de matinée.
À LIRE AUSSI : Equipe d’Algérie : Bentaleb forfait, Bourabaa appelé à la recousse
Ce qui s’est réellement passé sur le banc face à la Zambie
Vendredi soir, au stade Hocine-Aït-Ahmed, le défenseur n’a pas été aligné au coup d’envoi. Après l’égalisation zambienne, il a été envoyé s’échauffer une première fois, avant d’être invité à se rasseoir. L’épisode a laissé des traces.
Quand Ibrahim Maza a redonné l’avantage aux Fennecs, la tension est montée d’un cran. L’accrochage entre le sélectionneur et son défenseur en plein match s’est déroulé sous les yeux des caméras et des 50 000 spectateurs présents. Le joueur formé à Angers n’a finalement disputé aucune minute.
Cette réaction jugée violente par l’encadrement a donc scellé son sort. Les images ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, alimentant un débat vif parmi les supporters algériens.
Jaouen Hadjam a bousculé la hiérarchie au poste de latéral gauche
Il serait réducteur de résumer cette affaire à un simple coup de sang. La concurrence à gauche s’est intensifiée ces dernières semaines, et le joueur de Manchester City n’occupe plus le rôle de patron incontesté qu’il détenait sous l’ère précédente.
Titularisé à sa place, Jaouen Hadjam a répondu de la meilleure des manières. Dès la deuxième minute, le joueur du Feyenoord a ouvert le score lors du succès des Verts contre la Zambie, sur un service de Mohamed Amoura. Une prestation convaincante qui valide le choix initial du sélectionneur.
Ramy Bensebaïni reste par ailleurs une option crédible sur ce flanc. Le staff dispose donc de solutions, ce qui a sans doute facilité la prise de décision.
À LIRE AUSSI : Hemdani savoure la victoire de l’EN face à la Zambie (3-1)
Un déplacement au Burundi sous haute tension pour les Verts
La sélection n’a guère le temps de s’attarder sur cette affaire. Le 29 septembre, elle se rend à Bujumbura pour affronter le Burundi, dans le cadre de la deuxième journée du groupe I des éliminatoires de la CAN 2027. Un rendez-vous que Hemdani aborde déjà diminué.
Le groupe avait déjà perdu Nabil Bentaleb, contraint au forfait après sa blessure avec Lille. Luca Zidane et Rafik Belghali étaient eux suspendus pour la réception de la Zambie. À cela s’ajoute la sortie sur blessure d’Amine Gouiri dès la dix-huitième minute vendredi.
La question du remplacement numérique du défenseur exclu n’a pas encore été tranchée par le staff. Avant la rencontre inaugurale, plusieurs interrogations entouraient déjà la première de Hemdani sur le banc. Elles se sont multipliées en quelques jours.
Deux billets qualificatifs seront distribués dans cette poule, qui comprend aussi le Togo. L’Algérie compte trois points après une journée. Le plus dur commence.
À LIRE AUSSI : Retraite internationale de Mahrez : pourquoi l’hommage de la FAF n’est pas une priorité






