Flotte d’Air Algérie : un sixième A330neo rejoint le pavillon national

La flotte du pavillon national s’enrichit d’une nouvelle unité. Air Algérie a confirmé samedi la réception d’un sixième appareil de type Airbus A330neo, un gros-porteur destiné aux liaisons long-courrier.
L’avion a reçu le nom de « Ras El Afia », en hommage au phare maritime qui veille sur le littoral de la wilaya de Jijel. Une symbolique assumée par la compagnie, qui y voit un geste de fidélité envers la mémoire collective et un salut adressé aux habitants de la région.
Cette livraison n’a rien d’isolé. Elle prolonge un cycle d’acquisitions engagé depuis trois ans, destiné à rajeunir un parc aérien vieillissant et à absorber une demande de transport en nette progression, aussi bien sur le réseau domestique qu’à l’international.
Air Algérie porte à six son parc d’Airbus A330neo
Le nouvel arrivant rejoint cinq appareils identiques déjà en exploitation. Avant lui, les avions baptisés « Novembre 54 », « Gara Djebilet », « Yennayer », « El Djalia » et « El Fennec » avaient successivement intégré les rangs de la compagnie. Chacune de ces appellations renvoie à un repère historique, géographique ou culturel du pays.
Sur le plan technique, l’appareil transporte plus de 300 voyageurs répartis entre les différentes classes de voyage. Sa motorisation de dernière génération permet d’abaisser la facture carburant dans une proportion pouvant atteindre 25 % par rapport aux modèles antérieurs, avec à la clé une empreinte carbone réduite. À bord, les passagers disposent d’écrans de divertissement récents et d’un accès Wi-Fi.
Ces caractéristiques expliquent pourquoi le transporteur mise sur ce modèle pour ses routes les plus longues. Les futures liaisons vers Delhi et Shanghai prévues pour l’hiver 2026/2027 doivent d’ailleurs être opérées avec ce type d’appareil.
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Le programme de renouvellement de flotte lancé en 2023 monte en puissance
Lancée il y a trois ans, l’opération de modernisation repose sur un triptyque d’appareils. Dix Boeing 737 MAX 9, dix Airbus A330neo et seize ATR 72-600 figurent au bon de commande du groupe. Les turbopropulseurs sont, eux, fléchés vers le réseau intérieur, encore insuffisamment maillé.
Le calendrier de ces livraisons s’accélère depuis quelques mois. En juillet, la réception du premier Boeing 737 MAX 8, baptisé « El Hourria » avait coïncidé avec l’arrivée d’un ATR destiné aux vols domestiques et l’ouverture d’une unité industrielle de restauration aérienne. Trois annonces le même jour, révélatrices de la cadence imposée au secteur.
Plus de capacité signifie aussi plus de dessertes. Dans la foulée de ces livraisons, le ministre de l’Intérieur et des Transports, Saïd Sayoud, avait confirmé l’ouverture prochaine de quatre nouvelles destinations internationales, dont deux situées sur le continent européen.
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Un horizon fixé à 2035 pour la flotte d’Air Algérie
L’arrivée de « Ras El Afia » n’est qu’une étape. La feuille de route du transporteur s’étend jusqu’en 2035 et prévoit d’autres commandes, calibrées en fonction de l’évolution du trafic. Objectif affiché : disposer d’un outil industriel capable de rivaliser avec les grands opérateurs de la région.
Cette montée en gamme produit déjà des effets mesurables. Le pavillon algérien figure désormais parmi les cinq premières compagnies aériennes du continent africain en 2026, selon les classements établis à partir des capacités offertes en sièges.






