Après une année 2025 marquée par des scènes de saturation et une envolée spectaculaire des prix, le gouvernement algérien change radicalement de stratégie pour l’Aïd Adha 2026. Entre importation massive et régulation technologique, l’objectif est de restaurer l’ordre et garantir l’accessibilité du sacrifice pour la classe moyenne.
Le signal a été donné dès le début de l’année. Le 7 janvier dernier, le Premier ministre Sifi Ghrieb annonçait l’importation d’un million de têtes de moutons, un volume record destiné à combler le déficit structurel de l’offre locale.
Pour éviter les goulots d’étranglement logistiques, le ministère de l’Agriculture a imposé une cadence industrielle. Tous les ports du pays sont mobilisés pour accueillir les arrivages. La date limite est ferme : le 20 mai 2026, toutes les bêtes devront être sur le sol national.
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Côté portefeuille, l’impact est attendu de pied ferme par les ménages. Alors que le mouton local se négocie en mars 2026 entre 80 000 DA et 150 000 DA, les bêtes importées — rigoureusement sélectionnées — seront proposées dans une fourchette allant de 40 000 DA à 50 000 DA.
Aïd el-Adha 2026 : Comment acheter son mouton ?
La grande nouveauté de cette édition réside dans la fin de l’accès libre et anarchique aux points de vente. L’Algérienne des Viandes Rouges (ALVIAR) et les coopératives agricoles vont s’appuyer sur une plateforme numérique de régulation.
Plutôt que de subir de longues files d’attente, les citoyens devront désormais passer par ce dispositif en ligne pour accéder aux dépôts.
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Ce système permettra une gestion des flux en temps réel, limitant le nombre de personnes présentes simultanément sur site. Cette approche vise à garantir une meilleure fluidité des transactions et à assurer un suivi plus serein de chaque vente.
Une application pour organiser la vente des moutons cette année
Au-delà de l’aspect commercial, l’accent est mis sur la sécurité sanitaire. Chaque bête importée est munie d’une boucle d’identification et d’un certificat sanitaire. Les services vétérinaires assurent un contrôle individualisé avant chaque livraison, offrant ainsi une garantie supplémentaire aux consommateurs.
En transformant la logistique de l’Aïd en un processus millimétré, l’État parie sur une transition numérique réussie pour apaiser les tensions sociales. Si le dispositif tient ses promesses, 2026 pourrait bien marquer la fin de l’ère du stress financier et logistique pour les foyers algériens.
