C’est un véritable « Trio d’Or » qui dessine aujourd’hui la nouvelle carte de l’agriculture mondiale. Selon les dernières données de World Population Review, l’Égypte, l’Arabie Saoudite et l’Algérie trustent les premières places d’un classement dominé sans partage par les pays arabes.
Entre records de rendement et expansion des surfaces cultivées, ces trois nations dictent désormais leur loi sur le marché international des dattes.
En effet, l’Égypte s’impose désormais comme le leader incontesté du secteur. Pour l’année 2023, le pays a atteint une production historique de 1,9 million de tonnes, s’emparant ainsi de la première marche du podium mondial.
Juste derrière, le Royaume d’Arabie Saoudite décroche la deuxième position avec une récolte de 1,6 million de tonnes. Ce résultat impressionnant a été réalisé sur une surface cultivée de 157 400 hectares, témoignant de l’efficacité des investissements saoudiens dans l’agriculture oasienne.
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L’Algérie complète ce « trio d’or » à la troisième place. Avec une production de 1,3 million de tonnes, le pays se distingue également par l’étendue de ses palmeraies, couvrant une superficie récoltée estimée à 179 200 hectares.
Un marché sous influence arabe : l’Irak, le Soudan et la Tunisie complètent le Top 10 mondial
La hiérarchie mondiale se poursuit avec l’Iran (4ème) qui affiche un million de tonnes. Le reste du classement est largement occupé par les nations arabes :
- Irak : 635 900 tonnes (5ème)
- Pakistan : 503 800 tonnes (6ème)
- Soudan : 442 700 tonnes (7ème)
- Oman : 394 900 tonnes (8ème)
- Tunisie : 386 400 tonnes (9ème)
- Émirats Arabes Unis : 329 400 tonnes (10ème)
Si la culture du palmier-dattier n’est pas jugée « complexe » par les experts, elle exige néanmoins des conditions environnementales très spécifiques. L’arbre peut s’épanouir dans divers types de sols (argileux, limoneux ou sableux) et présente une résistance remarquable à la sécheresse, ce qui explique son ancrage naturel au Moyen-Orient et au Maghreb.
Toutefois, les spécialistes soulignent un paradoxe crucial : pour garantir une fructification de qualité, le palmier nécessite un apport massif en eau durant la période de floraison. Enfin, pour optimiser les rendements, les périodes de plantation au printemps ou à l’automne restent les plus recommandées.
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Pour transformer cet avantage agronomique en puissance économique, l’enjeu pour l’Algérie est désormais clair : passer de la production de masse à une stratégie d’exportation agressive.
En optimisant les circuits logistiques et en valorisant la qualité supérieure de ses variétés sur les marchés internationaux, l’Algérie a toutes les cartes en main pour transformer ses palmeraies en un levier majeur de croissance hors-hydrocarbures.
