L’Algérie poursuit sa stratégie de renforcement de la sécurité alimentaire en s’appuyant sur la recherche scientifique nationale. Dans ce contexte, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a effectué ce lundi une visite de travail et d’inspection à la cité universitaire de Constantine, où il a inspecté la station agricole biotechnologique spécialisée dans la production de plants de bananier.
Selon les informations partagées par le ministre sur sa page officielle Facebook, le bananier constitue aujourd’hui un produit de recherche algérien commercialisé, issu des travaux du Centre national de recherche en biotechnologie (CRBT), basé à Constantine. Cette avancée illustre la capacité des laboratoires algériens à transformer les résultats scientifiques en solutions concrètes au service de l’économie nationale.
Développement de la culture bananière en Algérie
La station visitée se spécialise dans la production de plants de bananier à haut rendement, grâce à des techniques biotechnologiques modernes. L’objectif est clair : permettre à terme le développement de la culture du bananier en Algérie, réduire la dépendance aux importations et créer une nouvelle filière agricole à forte valeur ajoutée.
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Une stratégie nationale pour localiser la production des semences et plants
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie nationale plus large, portée par le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. Le ministre du secteur, Youcef Mehdi Oualid, a récemment réaffirmé la volonté des pouvoirs publics de localiser la production des semences et des plants afin de garantir durablement la sécurité alimentaire du pays.
Lors de la première réunion du Conseil scientifique national de la sécurité alimentaire, tenue à Alger, le ministre a annoncé le lancement de projets concrets pour la production locale de semences hybrides, en s’appuyant sur les résultats de la recherche scientifique menée au sein des universités et centres spécialisés.
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Universités et centres de recherche au cœur du dispositif
Parmi les projets cités figure celui conduit par l’Université de Tiaret, axé sur le développement de semences hybrides de maïs et de plusieurs cultures maraîchères. Le Centre de recherche en biotechnologie de Constantine joue également un rôle central, notamment à travers la production de plants de bananier à forte capacité productive, destinés à une diffusion élargie.
La stratégie vise aussi à renforcer la production locale de plants d’arbres, dans le cadre de l’élargissement des cultures arboricoles, comme l’arganier, afin de diversifier les productions agricoles et réduire la facture des importations.
Le ministère de l’Agriculture insiste sur l’usage des outils scientifiques dans l’élevage, notamment pour réduire les coûts de production à travers une meilleure maîtrise de l’alimentation animale, en privilégiant des intrants produits localement. Le ministre a également annoncé la révision de la loi d’orientation agricole, conformément aux instructions du président de la République, dans le but de libérer l’initiative, faciliter l’investissement et limiter le rôle de l’administration à l’accompagnement.
Enfin, le Conseil scientifique national de la sécurité alimentaire, composé de 33 experts algériens, constitue désormais un levier stratégique pour orienter les politiques agricoles sur la base d’une vision scientifique, adaptée aux défis géopolitiques et climatiques actuels.
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