Agression au poignard à l’hôpital d’El-Eulma : le personnel de santé sous le choc

Un simple refus d’accès a viré au drame évité de peu à El Eulma, dans la wilaya de Sétif. Nadir Arab, agent de sécurité en poste à la cellule de surveillance de l’établissement public hospitalier « Sarroub El Khothir », a reçu un coup porté avec une lame de grande taille alors qu’il empêchait un individu de pénétrer de force dans l’enceinte hospitalière. Blessé à l’épaule, il s’en sort avec une plaie profonde et, selon ses collègues, la vie sauve par miracle.
Un agent de sécurité poignardé devant l’hôpital d’El Eulma
Les faits ont été rapportés par le bureau syndical local des corps communs de la santé publique, dans un communiqué de dénonciation. Le vigile appliquait simplement les consignes internes d’accès lorsqu’il s’est retrouvé face à un homme décidé à franchir le seuil sans autorisation. Le ton est monté, puis l’agresseur a sorti son arme blanche.
Ces règles d’entrée, rappelle le syndicat, n’ont rien d’arbitraire : elles visent à préserver le repos des malades hospitalisés et à maintenir un climat serein à l’intérieur des services. Le geste de l’assaillant a semé la panique parmi les présents, avant que le blessé ne soit pris en charge par les équipes médicales de la structure.
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Le syndicat dénonce une agression « sauvage » contre un travailleur en service
Dans son texte, la représentation syndicale qualifie l’attaque de barbare et refuse de la réduire à une simple altercation entre deux individus. Pour les signataires, c’est un fonctionnaire frappé pendant l’exercice de ses missions, et donc une menace qui plane sur l’ensemble des personnels de l’hôpital.
La solidarité affichée avec la victime est totale et sans réserve, selon les termes du communiqué, qui souhaite au blessé un prompt rétablissement. Les syndicalistes exigent surtout une réponse ferme des autorités et des dispositifs concrets capables de mettre les travailleurs à l’abri de toute forme de violence. Ce type de mobilisation avait déjà suivi l’agression d’un enseignant frappé par un élève dans un CEM d’Oran, preuve que le phénomène dépasse largement le secteur de la santé.
Les urgences restent le point le plus exposé aux violences
Le scénario est presque toujours le même. Tout débute par une tentative d’entrée en dehors des règles, ou par l’insistance d’un accompagnateur qui veut suivre un patient dans un service où sa présence n’est pas permise. Suivent les échanges vifs, les menaces, puis parfois les coups.
Les urgences concentrent l’essentiel de ces débordements. Flux ininterrompu de patients, familles à cran, décisions de priorité difficiles à accepter : la moindre contrariété peut y dégénérer en quelques secondes. Les personnels évoquent aussi des agresseurs en état d’agitation, soupçonnés d’avoir consommé des psychotropes, avec lesquels tout dialogue devient hasardeux.
Des tensions plus feutrées éclatent parfois autour de l’accueil et des procédures administratives, comme l’a montré la polémique née d’une vidéo tournée dans un hôpital d’Oran, qui avait poussé la direction à annoncer des poursuites.
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