Agrément des partis politiques,La nouvelle liste de Ould Kablia

Agrément des partis politiques,La nouvelle liste de Ould Kablia

ould-kablia-5-281x300.jpgIl y a tout lieu de penser que les électeurs risquent d’avoir des difficultés pour le choix des candidats aux élections locales du 29 novembre prochain. En effet les Algériens auront à faire le choix parmi des dizaines, voire même des centaines de listes de candidatures qui vont briguer les siéges des assemblées populaires communales (APC) et les assemblées populaires de wilaya (APW).

Car en plus des listes des partis déjà agréés, ces élections verront la participation de nouveaux partis politiques. Ainsi une trentaine de nouveaux partis politiques est à même de prendre part à ce scrutin. Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a, dans ce cadre, déjà accordé l’agrément à trois partis politiques.

Comme il a accordé l’autorisation à sept nouveaux partis politiques pour tenir leurs congrès constittutifs. Ainsi, selon un communiqué rendu public avant-hier lundi par le ministère de l’Intérieur, il s’agit du Parti algérien vert pour le développement (PAVD) (secrétaire général : Amara Ali), le Parti des fidèles à la patrie (PFP) (président : Mostefa Kamel), et le Front démocratique libre (FDL) (président : Brahmi Rabah).

Le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, qui a délivré les arrêtés d’agréments à ces trois paris politiques, s’est donc conformé aux dispositions de la loi organique n°12-04 du 12 janvier 2012 relative aux partis politiques.

Par ailleurs le même jour le ministère de l’Intérieur a annoncé avoir accordé une autorisation à sept partis politiques pour la tenue de leurs congrès constitutifs. Selon le communiqué du département ministériel de Daho Ould Kablia il s’agit du Mouvement national des travailleurs algériens (responsable :

Hadidi Salem), le Parti du renouveau et du développement (responsable : Taibi Assyr), le Médiateur politique (responsable : Larouci Rouibat Ahmed), le Parti nouvelle génération libre (responsable : Touhami Abdelghani), le Parti de la voie authentique (responsable : Sellam Abderrahmane), l’Union nationale pour le développement (responsable : Gheraba Mahfoud), et le Front pour le développement, la liberté et l’égalité (responsable : Yennoune Tayeb

Tout porte à croire que ces sept partis seront de la partie lors des élections locales du 29 novembre. Selon les déclarations du ministre de l’Intérieur, son département a recu une trentaine de demandes d’agréments émanant de partis politiques. Daho Ould Kablia ne s’est pas empêché de dire vivement ce qu’il pense de cette fièvre pour la constitution de partis politiques.

«S’il ne tenait qu’à moi, je ne les accepterais pas», a en effet indiqué le ministre dernièrement au forum du journal Liberté. Il a cependant tenu à préciser tout de suite que «la loi, c’est la loi et elle les autorise à avoir leur agrément

Ould Kablia devait expliquer sa position vis-à-vis de ces nouvelles formations politiques. A ce titre il dira que « leurs dossiers ne sont pas consistants » et que «ce sont des personnes qui n’ont aucun poids et aucune dimension».Il a accusé des dirigeants de ces partis de faire du «business» en cédant les premières places sur les listes électorales au plus offrant.

Cela dit c’est la première fois après les élections législatives que le ministère de l’Intérieur annonce avoir accordé des agréments aux partis politiques. Le ministère avait pour rappel accordé, avant les élections législatives du 10 mai dernier des agréments à une quarantaine de partis politiques, mettant ainsi un terme à un peu plus de dix années de blocage puisque aucun parti n’a été agréé durant cette période.

Ce changement d’attitude du pouvoir entre dans le cadre des réformes politiques initiées par le président de la République. Un changement qui fait que la scène politique grouille de nouveaux partis politiques Des partis qui n’ont pas séduit les électeurs aux dernières législatives.

Kamal Hamed