Affaire Latifa Dib : lourde peine de prison requise contre l’ex-avocate

Affaire Latifa Dib : lourde peine de prison requise contre l’ex-avocate
L’avocate radiée Latifa Dib

En détention provisoire, l’ancienne avocate radiée Latifa Dib a écopé d’un lourd réquisitoire. En effet, elle a été condamnée à cinq ans de prison ferme, en attendant le verdict final dans une semaine.

Il y a une semaine, Latifa Dib a comparu devant le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed pour diffusion de publications destinées au public à des fins de propagande, portant atteinte à l’intérêt national. Ce dernier a ordonné, dans la foulée, le placement de la prévenue en détention provisoire.

Comme prévu, le procès a eu lieu aujourd’hui au tribunal de Sidi M’hamed. Selon le média « Echourouk », le procureur de la République a requis cinq ans de prison ferme contre l’avocate radiée, assortie d’une amende de 500 milles dinars algériens pour diffusion de publications qui portent atteinte à l’intérêt national et les symboles de la République.

Ainsi, la prévenue restera en détention provisoire à la prison de Koléa, en attendant le verdict final qui devrait tomber la semaine prochaine.

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Scandale ministère du Commerce extérieur : de 4 à 7 ans de prison ferme contre les accusés

Dans une autre affaire de corruption, le procureur de la République près le tribunal de Dar El Beïda a requis, dimanche dernier, des peines allant de 7 à 4 ans de prison ferme à l’encontre des accusés présents au procès. Ces accusés sont composés d’anciens fonctionnaires du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations ainsi que d’opérateurs économiques, et 10 ans de prison contre l’accusé en fuite.

Ils sont poursuivis pour avoir constitué une « véritable empire » d’échange d’intérêts et de manipulation des licences d’importation, en validant des tableaux prévisionnels ayant permis à plusieurs opérateurs d’obtenir des autorisations de manière frauduleuse, en contrepartie de commissions pouvant atteindre 250 000 dinars par intervention.

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Détails des Condamnations

Dans le détail, le ministère public a requis une peine de 7 ans de prison ferme contre la principale accusée, une employée du ministère, ainsi que 5 ans de prison contre quatre cadres et fonctionnaires du même département.

Le procureur a également demandé des peines de 4 ans de prison contre des opérateurs économiques, notamment des commerçants, importateurs et sociétés privées. En outre, il a requis 10 ans de prison ferme avec maintien du mandat d’arrêt contre l’accusé en fuite, pour des faits liés à l’abus de fonction, trafic d’influence, sollicitation et acceptation d’avantages indus.

De son côté, le représentant légal du ministère, partie civile dans cette affaire, a demandé que les accusés condamnés soient solidairement tenus de verser une indemnisation de 10 millions de dinars.

Les investigations ont montré que la principale accusée aurait facilité le traitement de nombreux dossiers via la plateforme numérique du ministère. Lors de son audition, elle a reconnu être intervenue dans 30 à 40 dossiers, affirmant que ses interventions étaient gratuites et motivées par l’entraide.

L’enquête a également révélé l’acquisition d’un appartement à Alger d’une valeur de 1,9 milliard de centimes, ainsi que l’implication d’un ancien cadre ayant facilité certaines pratiques illégales.