Urgent
Justice

Affaire Latifa Dib : l’ex-avocate voit sa peine réduite en appel

Affaire Latifa Dib : l’ex-avocate voit sa peine réduite en appel
Suivre Algérie 360° sur Google Actualités

La Cour d’Alger a baissé la peine de Latifa Dib. L’ancienne avocate écope désormais de deux ans de prison ferme, contre le double en première instance. L’amende, elle, ne bouge pas : 200 000 dinars restent dus, a-t-on appris du média Ennahar.

Les juges d’appel ont donc retenu une sanction de 24 mois d’emprisonnement effectif. Le volet financier du jugement initial a été confirmé sans modification. La qualification pénale demeure inchangée : diffusion de publications destinées au public et susceptibles de nuire à l’intérêt national ainsi qu’aux symboles de la République.

Cette décision met un terme à un feuilleton ouvert au printemps dernier. Le 9 juin, le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed avait prononcé une condamnation à quatre ans de prison ferme contre l’ex-avocate Latifa Dib, déjà en deçà de ce que souhaitait l’accusation. L’appel formé par la défense a manifestement porté ses fruits.

À LIRE AUSSI : Rentrée judiciaire : ces lourds dossiers de corruption au programme

climatiseurs LG Algérie
climatiseurs LG Algérie

A noter que la parquet avait plaidé pour un net durcissement du verdict, en demandant le passage de quatre à cinq années d’emprisonnement effectif. Une amende ferme de 200 000 dinars accompagnait ce réquisitoire.

Latifa Dib maintient nier les faits reprochés

Tout au long de son procès, l’ancienne robe noire a campé sur une ligne de défense unique : le rejet total des accusations. Elle a contesté chacun des griefs retenus contre elle, point par point.

Selon ses déclarations devant les juges, sa démarche relevait d’un appel à la protection, rien de plus. Elle a affirmé n’avoir jamais cherché à discréditer une quelconque institution, ni à se nuire à elle-même. Cette version n’a pas convaincu la juridiction sur le fond, puisque la culpabilité a été confirmée.

À LIRE AUSSI : 1800 téléphones dérobés d’une société : une femme de ménage au cœur d’un préjudice financier de 5 mds

Une publication en ligne à l’origine des poursuites contre Latifa Dib

L’affaire prend racine dans un contenu diffusé sur les réseaux sociaux. C’est ce message, jugé attentatoire à l’intérêt du pays et aux emblèmes de l’État, qui a déclenché la machine judiciaire contre celle qui exerçait autrefois devant les tribunaux de la capitale.

Avant même le volet pénal, une sanction professionnelle était tombée. L’Ordre des avocats d’Alger avait rayé son nom du tableau, estimant que ses prises de parole publiques heurtaient les règles déontologiques de la profession. Le 2 juin, un magistrat instructeur avait ordonné son placement en détention provisoire, mesure exécutée à l’établissement pénitentiaire de Koléa.

À LIRE AUSSI : Trafic de passeports biométriques à Alger : lourdes peines contre les accusés

ZB

Zakaria Benhammadi

Zakaria Benhammadi - Journaliste senior – Sport, politique et justice

Zakaria Benhammadi est journaliste senior au sein d'Algerie360. Spécialisé dans l'actualité sportive, il couvre l'équipe nationale algérienne, la Ligue 1 et les joueurs algériens évoluant à l'étranger. Il traite également les grands dossiers politiques et judiciaires

Voir tous les articles de Zakaria Benhammadi →

À lire aussi

La une du jour

Extra contenu