Affaire Future Gate : report du procès pour la troisième fois

Affaire Future Gate : report du procès pour la troisième fois

Ce jeudi 26 mai 2022, le tribunal correctionnel de Dar El Beida a décidé d’ajourner pour la troisième fois le procès de l’affaire d’escroquerie aux étudiants. L’affaire « Future Gate » qui a beaucoup fait parler depuis le début de l’année 2022.

La décision de reporter l’affaire à la date du 09 juin 2022 est intervenue en raison de l’absence de la mère du principal accusé, « A. Souad », qui est malade. La défense a exigé la nomination d’un expert pour l’examiner afin de s’assurer que l’accusée soit prête pour le procès.

Le 9 juin, le juge entendra Numidia Lazoul ; Farouk Boudjemline, dit Rifka et Mohamed Aberkane dit « Stanley ». Ces derniers ont montré des signes de fatigue et de tension alors qu’ils échangeaient des salutations avec leurs familles.

Le juge avait reporté le procès, jeudi dernier, car la mère du principal accusé avait été hospitalisée. Et l’a aussi reporté du 12 au 19 mai 2022, afin de désigner un représentant légal de l’entreprise. Et convoquer les victimes absentes, tout en rejetant les demandes de libération des suspects arrêtés, qui ont été présentés par la défense.

Retour sur l’affaire Future- Gate

Pas moins de 75 étudiants algériens ont porté plainte contre la société « Future Gate » qui proposait des prestations au profit des étudiants désirant poursuivre leur cursus universitaire à l’étranger, notamment en Russie, en Turquie et en Ukraine. La société proposait, la mise en relation de l’étudiant avec les services de visa, et avec les universités étrangères et les foyers d’accueil. Cette affaire éclate en janvier 2022, et fait le tour des réseaux sociaux.

Pour la promotion de ses services, la société en question a décidé de faire appel à des influenceurs algériens pour faire sa promotion. Numidia Lezoul, Ines Abdelli, Rifka et Stanley, se retrouvent impliqués dans cette affaire.

Le juge d’instruction avait ordonné la mise en détention provisoire de 11 mis en cause et de mettre sous contrôle judiciaire trois autres. Les mis en cause faisaient face à plusieurs chefs d’accusation, notamment la formation d’une association de malfaiteurs ; la traite d’êtres humains ; la violation de la législation relative aux mouvements de fonds vers et depuis l’étranger, ainsi que l’abus de confiance et le recel.

Un nouveau rebondissement survient dans cette affaire, le 25 avril dernier. En effet, le juge avait prononcé le renvoi du dossier devant la section correctionnelle. Il avait décidé de la requalification des faits de « criminels » à « délits ». La chambre d’accusation avait donc ordonné l’envoi du dossier devant le tribunal correctionnel de Dar El Beida.