Affaire des 13 conseillers sportifs : le verdict tombe pour les accusés de l’école du sport d’Alger

Affaire des 13 conseillers sportifs : le verdict tombe pour les accusés de l’école du sport d’Alger
Tribunal de Bir Mourad Raïs (Alger)

Trois ans de prison ferme pour le principal accusé, deux ans pour son adjoint, et la relaxe pour les quatre autres prévenus. Le tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs a rendu son verdict dans l’affaire des diplômes fantômes de l’École supérieure des sciences du sport et des technologies de Dali Ibrahim, un dossier qui avait révélé treize diplômes de « conseiller sportif d’élite » délivrés sans le moindre examen. Entre peines fermes et acquittements, la décision tranche nettement les responsabilités au sein de cette affaire de corruption qui avait secoué le secteur sportif algérien.

Le verdict est tombé dans l’affaire de corruption à l’école supérieure du sport de Dali Ibrahim

Selon le quotidien Echourouk, la juge du tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs a prononcé son jugement ce dimanche 28 juin, plusieurs jours après les auditions houleuses qui avaient marqué le procès. Le verdict distingue nettement le sort réservé au principal accusé de celui de ses cinq co-prévenus.

À LIRE AUSSI : Scandale de corruption à l’École supérieure de sport d’Alger : prison ferme requise contre six responsables

« B.A », ancien directeur des études de l’école et accusé numéro un dans ce dossier, écope de trois ans de prison ferme assortis d’une amende. C’est la peine la plus lourde prononcée dans cette affaire, conforme aux réquisitions du parquet lors de l’audience du 14 juin.

Le chef du département technologie et entraînement sportif de l’école, « A.M.Ch », est quant à lui condamné à deux ans de prison ferme et à une amende de 100 000 dinars algériens.

Quatre prévenus relaxés, un témoin et non un accusé

À l’inverse, la juge a prononcé l’acquittement total de quatre des six prévenus initialement poursuivis dans ce dossier. Bénéficient de cette relaxe « R.B », chargé de la gestion des affaires de l’école, « Z.B », attaché principal au service enseignement, évaluation et stages et « D.M », responsable de la sous-direction des études.

À LIRE AUSSI : Drame à Tiaret : Une fillette meurt empoisonnée par un liquide anti-moustiques, l’APOCE lance l’alerte

Ces trois accusés, qui avaient nié toute responsabilité lors de leur interrogatoire en affirmant avoir signé les bulletins « de bonne foi » sans connaissance des irrégularités, voient donc leur version retenue par la justice.

Autre élément notable de cette décision, « Z. J», chef du service de la scolarité initialement cité parmi les prévenus, a finalement été entendu en qualité de témoin dans cette affaire, et non comme accusé.

Un dossier marqué par des notes fictives et des dossiers disparus

Pour rappel, cette affaire avait éclaté après la découverte de bulletins de notes falsifiés concernant la promotion 2023/2024 de la formation « conseiller sportif » destinée aux athlètes d’élite. L’enquête avait révélé l’apparition de notes fictives dans toutes les matières, la disparition de dossiers complets de la promotion concernée, ainsi que l’inscription de noms d’enseignants n’ayant jamais dispensé de cours ni fait passer d’examen.

À LIRE AUSSI : L’Algérie et trois autres pays signent une lettre commune à l’UE, on vous explique pourquoi

Les étapes réglementaires habituelles, programmation des épreuves, fiches d’évaluation, délibérations du conseil des enseignants, n’avaient à aucun moment été respectées.

Ce verdict vient clore une procédure qui avait également mis en lumière le témoignage de la secrétaire générale de l’établissement, à l’origine du signalement de ces irrégularités.