Affaire de corruption : lourde peine requise contre Chakib Khelil

Affaire de corruption : lourde peine requise contre Chakib Khelil

Ce mardi 14 juin 2022, le procureur de la République de la chambre criminelle du Conseil judiciaire d’Alger a requis une peine de 20 ans de prison contre l’ancien ministre de l’Énergie, Chakib Khelil dans l’affaire Sonatrach et le complexe italien Saipem.

Il a également requis contre l’accusé, une amende de 2 millions de dinars avec l’appui du mandat d’arrêt international délivré en septembre 2019, en plus de la confiscation de ses biens immobiliers, mobiliers et de ses avoirs bancaires et ceux des membres de sa famille.

Quant à l’ancien président-directeur général de Sonatrach, Mohamed Meziane et son adjoint, Abdelhafid Feghouli, le parquet a requis à leur encontre une peine de 10 ans de prison et une amende d’un million de dinars. Quatre ans de prison et la même amende ont également été requis contre le directeur des affaires juridiques de Sonatrach, Abbas Boumediene.

Les personnes impliquées dans ce dossier, ou ce qu’on appelle aussi l’affaire « Sonatrach 1 », ont été accusées de détournement de fonds publics, d’abus de pouvoir et de conclusion de marchés publics en violation de la réglementation en vigueur, notamment lors de la conclusion d’un marché pour l’achèvement d’un complexe de gaz liquéfié dans la région d’Arzew à Oran en 2008, lorsque l’affaire a été attribuée au complexe italien « Saipem ».

Quant aux représentants du complexe italien « Saipem », il a requis contre eux 10 ans de prison, un million de DA d’amende, ainsi que 3 ans de prison et 200 000 DA d’amende contre les autres prévenus, qui sont des douaniers et transitaires, avec la confiscation de leurs biens immobiliers et bancaires.

Chakib Khelil déjà condamné à 20 ans prison, en janvier passé

Le 31 janvier 2022, s’était tenu le procès de l’ancien ministre de l’Énergie, Chakib Khelil, au Pôle pénal économique et financier près le tribunal de Sidi M’hamed à Alger. Il avait été condamné, le lundi 14 février 2022, par contumace, à une peine de 20 ans de prison ferme assortie d’une amende de deux millions de dinars avec l’émission d’un mandat d’arrêt international.

Chakib Khelil, faisait face à des accusations de corruption, notamment dans l’affaire du complexe gazier d’Arzew (Oran), mais aussi d’octroi d’indus privilèges, abus de fonction et conclusion de marchés en infraction aux lois et à la réglementation, conformément à la loi 06-01 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, faisait déjà l’objet d’un mandat d’arrêt international.