Adam Ounas au Mouloudia : le salaire astronomique exigé par le joueur pour signer

Adam Ounas au Mouloudia : le salaire astronomique exigé par le joueur pour signer
Adam Ounas

Libre de tout engagement depuis son départ du club qatari Al-Sadd, Adam Ounas est au cœur d’une opération mercato qui pourrait marquer l’histoire du football algérien. Selon le média spécialisé Compétition, le MC Alger a coché son nom en priorité pour ce mercato estival. L’obstacle est colossal : l’ancien ailier du LOSC Lille exige une rémunération mensuelle fixe de 100 000 euros. Un montant sans précédent pour la Ligue Professionnelle 1, mais qui ne semble plus totalement hors de portée.

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La Sonatrach change la donne du mercato mouloudéen

Jusqu’ici, une telle exigence salariale aurait immédiatement enterré tout espoir de négociation. Mais la donne a changé au Mouloudia d’Alger. La Sonatrach, propriétaire du club, a récemment accordé son feu vert et fourni des garanties budgétaires explicites pour attirer des joueurs de calibre international. L’enveloppe serait constituée, et la direction du club disposerait désormais des marges nécessaires pour s’aligner sur de tels montants, à condition que la faisabilité globale de l’opération soit confirmée, ajoute la même source.

Ce contexte financier inédit transforme le MCA en acteur crédible sur un marché qu’il ne pouvait pas se permettre d’aborder il y a encore quelques mois. La présidence du club, sous pression depuis plusieurs saisons, dispose enfin d’un levier concret pour concrétiser des ambitions longtemps restées théoriques.

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Le précédent des ex-internationaux : un bilan qui fait réfléchir

L’enthousiasme autour de ce dossier mérite d’être tempéré par un constat historique. Aucun ancien international de renom n’a réellement réussi son retour en championnat algérien. Raïs M’bolhi et Adlène Guedioura, recrutés par le CR Bélouizdad, n’ont pas laissé l’empreinte espérée. Andy Delort au MC Alger et Riyad Boudebouz à la JS Kabylie ont connu des expériences similaires, loin des attentes générées par leur réputation.

Ce schéma récurrent interroge sur les conditions d’accueil réservées à ces joueurs, mais aussi sur leur capacité d’adaptation à un environnement footballistique très différent de celui qu’ils ont connu. Le niveau de jeu, le rythme des compétitions, les infrastructures : autant de paramètres qui ont eu raison des meilleures intentions. Ounas, s’il venait à signer, devrait impérativement briser cette malédiction pour justifier un investissement aussi considérable.

Par ailleurs, le contexte plus large du football algérien reste sous tension. Des talents algériens, notamment ceux issus de l’académie du Paradou, évoluant au Qatar font l’objet de tentatives de naturalisation de la part de la fédération qatarie, ce qui illustre la compétition féroce qui s’exerce autour des joueurs d’origine algérienne. Ramener Ounas au pays prendrait donc une dimension symbolique supplémentaire.

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