Accusée de vol d’une valeur dépassant 1 milliard : une femme de ménage écrouée

Accusée de vol d’une valeur dépassant 1 milliard : une femme de ménage écrouée
Tribunal Dar El-Beïda

Le tribunal de Dar El-Beïda a ordonné, ce mercredi le 25 février, la mise en détention provisoire d’une femme, employée de ménage, au sein de la prison de Koléa. Cette dernière est accusée de vol d’une sommes d’argent et de bijoux précieux dépassant 1 milliard de centimes, appartenant à une femme âgée dans la huitième décennie de sa vie.

Le juge a averti l’accusée qu’elle devait restituer les objets volés à la victime si elle les possédait encore, avant la date de son procès prévue la semaine prochaine. La mère de l’accusée, nommée (Dj.M), a assisté à l’audience en tant que témoin des faits, aux côtés de la victime, nommée (N.H), qui a confirmé au tribunal que la seule personne qu’elle soupçonnait d’avoir volé ses bijoux et son argent était la domestique, puisque la victime vivait seule et n’avait aucun visiteur étranger à son domicile. Le fils de la victime (S.H), qui était entendu comme témoin lors de l’enquête, était absent à l’audience.

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Les détails de l’affaire

Selon les discussions sur les circonstances de l’affaire, celle-ci remonte à une plainte déposée par la victime, une femme âgée résidant dans les environs de Bab Ezzouar à l’est de la capitale, après avoir constaté la disparition d’une partie de ses bijoux précieux, hérités de ses ancêtres et possédés depuis sa jeunesse, alors que sa mère était encore vivante.

La victime a indiqué dans sa plainte auprès des services de sécurité que le voleur avait pris un carat, un collier en or, des bracelets (sept pièces), ainsi qu’une ceinture en or pleine de perles de type « Louiz », dont la valeur seule dépasse 700 millions de centimes. Elle a ajouté que l’auteur avait pris une partie des bijoux lourds et précieux et en avait laissé une autre partie, en plus d’une somme d’argent estimée à 3 millions de centimes.

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Déclarations de l’accusée

Pour sa part, l’accusée (S.L) a nié toute implication dans le crime. Elle a déclaré que le fils de la victime avait l’habitude de monter au premier étage et d’y rester quelque temps, suggérant qu’il pourrait être l’auteur, car sa mère lui confiait parfois l’achat de certains articles.

Avec ces déclarations contradictoires, que l’accusée avait déjà faites à la police, affirmant que la victime l’empêchait toujours de retirer de l’argent des sacs car elle était la seule chargée d’acheter les articles pour la maison. Le juge s’est montré agacé et a fixé à l’accusée un ultimatum d’une semaine pour restituer les biens volés à leur propriétaire avant le début du procès, dans l’espoir que cela puisse lui être bénéfique pour son sort.

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