La Cour criminelle du tribunal de Dar El Beïda a prononcé, ce mercredi le 13 mai, l’acquittement d’un accusé âgé de 48 ans, ingénieur en informatique, poursuivi dans une affaire de faux-monnayage. Et ce, après avoir vécu caché pouru ne longue durée de 20 ans.
Dans ce dossier, l’accusé a finalement été blanchi des faits de contrefaçon de monnaie, après avoir contesté un jugement par contumace rendu en 2020 par la même juridiction, qui l’avait condamné à 20 ans de réclusion criminelle.
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20 ans de fuite… par peur de la prison
Cette histoire controversée remonte à 20 ans. Tout avait commencé lors d’un démantèlement d’un réseau criminel spécialisé dans la contrefaçon de billets de banque, mis en circulation sur le marché national. Parmi les personnes impliquées figurait le frère de l’accusé, qui exploitait un local en tant qu’écrivain public à Alger. Ce dernier est soupçonné d’avoir participé à la falsification de billets de 1 000 dinars.
Les débats ont révélé que l’homme avait vécu dans la clandestinité pendant deux décennies, redoutant son arrestation après l’interpellation de son frère et de six autres suspects. Lors de cette opération, les services de sécurité avaient saisi des billets contrefaits de 1 000 dinars dans le local exploité par le coaccusé, ainsi que du matériel utilisé pour la falsification, une fausse carte d’identité au nom d’un tiers portant la photo de l’accusé, et plusieurs documents administratifs destinés à être falsifiés.
Au cours de l’enquête, le nom de l’accusé avait été cité par son frère (coaccusé), qui avait reconnu devant les enquêteurs avoir fabriqué les faux billets avec sa complicité présumée.
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Les répercussions personnelles pour l’accusé
À la barre, l’accusé a fermement rejeté ces accusations, niant tout lien avec les opérations de contrefaçon découvertes dans le cadre de l’affaire impliquant son frère et ses complices.
Il a également déclaré avoir passé vingt ans sans emploi, affirmant ne pas avoir pu se marier ni obtenir de documents d’identité, en raison de la peur constante d’être arrêté dans cette affaire qui le poursuivait depuis l’arrestation de son frère, condamné à six ans de prison.
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