Échanges commerciaux avec l’UE : demandée par l’Algérie, que prévoit la révision de l’accord 2002 ?

Alors que les relations économiques entre Alger et Bruxelles évoluent, une nouvelle exigence prend une place croissante dans les échanges. Les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, dits ESG.
Selon l’ambassadeur de l’Union européenne en Algérie, Diego Mellado Pascua, ces normes peuvent désormais peser sur la compétitivité des entreprises, leurs investissements et leur accès au marché européen.
La capitale a abrité la première édition du Sommet de l’excellence, de la durabilité et de la responsabilité, un événement initié par l’entreprise Leancubator. Cette rencontre a rassemblé le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, ainsi que plusieurs acteurs économiques.
C’est dans ce cadre que l’ambassadeur de l’UE en Algérie, Diego Mellado Pascua, a détaillé la place prise par les normes ESG dans les relations économiques entre les deux parties.
Les normes ESG et le partenariat UE-Algérie : un nouveau paramètre pour les entreprises
L’intégration des critères ESG ne relève plus, selon l’ambassadeur, de simples exigences administratives. Ces normes interviennent désormais dans la compétitivité et les choix industriels à différentes étapes de la chaîne de valeur, de la production au transport, en passant par la conception et l’emballage.
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Pour les entreprises algériennes tournées vers l’international, ces exigences peuvent notamment influencer les conditions d’accès au marché européen et leur capacité à intégrer les chaînes de valeur internationales. Leur prise en compte devient ainsi un élément de plus dans les stratégies industrielles et commerciales.
Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières fait également partie des dossiers appelés à prendre davantage d’importance dans les relations commerciales. Son développement accompagne l’évolution des normes environnementales appliquées au commerce international.
Une transition qui inclut aussi la formation et les compétences
La transformation évoquée par le diplomate ne concerne toutefois pas uniquement les questions environnementales. Diego Mellado Pascua a défendu une transition qui intègre également les dimensions sociales et la gouvernance.
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Il a notamment cité la formation et le développement des compétences, le bien-être des travailleurs ainsi que le développement social. L’ambassadeur a également relevé des domaines de convergence entre l’Algérie et l’Union européenne. Notamment en matière d’environnement, d’innovation et de questions sociales.
Algérie-UE : la révision de l’accord d’association également évoquée
Au cours de son intervention, Diego Mellado Pascua s’est également exprimé sur la volonté de l’Algérie de revoir son accord d’association avec l’Union européenne. Selon ses propos rapportés par l’agence Nova, Alger souhaite effectivement réviser cet accord et l’UE se dit prête à discuter des moyens d’approfondir les relations bilatérales.
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Le diplomate a notamment évoqué les projets communs, les investissements et l’intégration commerciale et économique comme des axes de coopération pour les prochaines années. Il a ainsi défendu une relation qui dépasse le seul commerce traditionnel. Avec davantage de projets industriels et de chaînes de valeur communes.
Les critères ESG s’inscrivent donc parmi les nouveaux paramètres de cette relation économique. Aux côtés des investissements, de l’industrie et de l’évolution des échanges entre l’Algérie et l’Union européenne.
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