À seulement 31 ans, le Dr Belkacem Mansour est parvenu à guérir 11 patients atteints d’un cancer à Oran.

À seulement 31 ans, le Dr Belkacem Mansour est parvenu à guérir 11 patients atteints d’un cancer à Oran.
Dr Belkacem Mansour Oran

À seulement 31 ans, le docteur Belkacem Mansour s’est illustré par une avancée médicale majeure. À Oran, ce jeune médecin a réussi à guérir onze patients atteints d’un grave cancer du sang grâce à une méthode innovante, efficace et surtout accessible. Une prouesse qui force l’admiration bien au-delà des frontières nationales.

Dans un contexte où les traitements contre les cancers du sang restent extrêmement coûteux, le docteur Belkacem Mansour a fait le pari de l’ingéniosité plutôt que de la dépendance aux médicaments importés. Habituellement, la prise en charge de ce type de pathologie nécessite un médicament étranger dont le coût dépasse les 200 millions de centimes par dose, avec un protocole imposant deux doses, soit près de 400 millions au total par patient.

Face à cette réalité inaccessible pour de nombreux malades, le médecin oranais a opté pour une solution alternative : l’autogreffe. Cette méthode repose sur l’utilisation d’un médicament simple, peu onéreux, mais aux propriétés comparables à celles du traitement importé.

Le corps comme acteur principal de la guérison

Le principe de cette approche est aussi novateur qu’efficace. Le médicament administré stimule l’organisme du patient afin qu’il produise, à partir de la moelle osseuse, des cellules capables de combattre la maladie. Ces cellules jouent un rôle clé dans la purification du sang et la régénération du système sanguin.

Grâce à ce mécanisme naturel renforcé, le corps devient lui-même l’outil principal de la guérison, réduisant ainsi les risques, les coûts et la dépendance aux solutions étrangères.

Les résultats parlent d’eux-mêmes. Les onze patients ayant bénéficié de ce traitement ont tous été déclarés guéris. Un taux de réussite total qui a rapidement attiré l’attention de la communauté scientifique.

Des chercheurs et spécialistes européens se sont dits stupéfaits par cette avancée médicale. Plusieurs revues scientifiques internationales de renom ont d’ailleurs publié des articles consacrés à cette expérience algérienne, saluant l’ingéniosité, la rigueur scientifique et le potentiel de cette méthode.

Depuis maintenant quatre ans, le docteur Belkacem Mansour et son équipe ne cessent de lancer un appel aux pouvoirs publics. « Nous sommes prêts à soigner des centaines de patients supplémentaires si le gouvernement nous apporte son soutien », affirment-ils.

Un appui institutionnel permettrait non seulement d’élargir l’accès à ce traitement, mais aussi de positionner l’Algérie comme un acteur crédible et innovant dans la recherche médicale, en particulier dans le domaine de l’hématologie.

Cette réussite médicale relance le débat sur la valorisation des compétences nationales et sur la nécessité d’investir davantage dans la recherche locale. À Oran, un jeune médecin a prouvé qu’avec des moyens limités, mais une vision audacieuse, il est possible de sauver des vies et de faire rayonner la science algérienne à l’international. Reste désormais à savoir si cette avancée bénéficiera du soutien qu’elle mérite.

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Santé à Alger : trois nouveaux hôpitaux et une maternité opérationnels d’ici mi-2026

Le secteur de la santé dans la capitale s’apprête à franchir une étape décisive. À l’issue d’une visite d’inspection effectuée ce dimanche, le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, a annoncé la mise en service imminente de plusieurs infrastructures hospitalières majeures à Alger, prévues pour la fin du deuxième trimestre 2026. Un programme ambitieux destiné à désengorger les établissements existants et à améliorer durablement la prise en charge des patients.

Accompagné du wali d’Alger, Mohamed Abdenour Rabehi, le ministre a inspecté plusieurs chantiers hospitaliers considérés comme prioritaires pour la wilaya. Ces projets s’inscrivent dans une stratégie globale visant à renforcer le maillage sanitaire de la capitale, confrontée depuis plusieurs années à une forte pression sur ses structures de soins.

Le plan de déploiement prévoit la livraison de trois nouveaux hôpitaux de 120 lits chacun, répartis de manière stratégique afin de couvrir différentes zones de la capitale :

  • Aïn Benian, à l’ouest d’Alger

  • Baraki, au sud-est

  • Reghaïa, à l’est

À ces établissements s’ajoute la réalisation d’une maternité de 60 lits à Reghaïa, portant la capacité totale supplémentaire à 420 lits. Une extension jugée essentielle pour répondre à la demande croissante, notamment dans les spécialités liées à la santé maternelle et infantile.

Des travaux achevés à 95 % et des équipements de dernière génération

Sur le terrain, l’état d’avancement des travaux est jugé très satisfaisant. Selon le ministre de la Santé, les chantiers ont atteint un taux de réalisation avoisinant les 95 %, laissant entrevoir une livraison dans les délais annoncés.

Au-delà de l’augmentation de la capacité d’accueil, ces nouvelles structures se distingueront par leur niveau d’équipement. « Ces établissements seront dotés des matériels les plus modernes, notamment en matière d’imagerie médicale, afin de répondre aux normes internationales de soins », a assuré Aït Messaoudene. Le wali d’Alger a confirmé, de son côté, que les opérations d’acquisition et d’installation des équipements sont déjà en cours, garantissant ainsi une mise en service effective au deuxième trimestre 2026.

Les autorités ne comptent pas s’arrêter à ces réalisations. Mohamed Abdenour Rabehi a annoncé l’ouverture de concertations pour identifier les assiettes foncières destinées à accueillir deux nouveaux Centres Hospitalo-Universitaires (CHU), l’un à l’est et l’autre à l’ouest de la capitale.

L’objectif affiché est clair : réduire la pression structurelle qui pèse depuis des années sur les cinq grands hôpitaux actuels de la wilaya d’Alger, lesquels accueillent une patientèle venue de l’ensemble du territoire national.

Cette dynamique s’inscrit pleinement dans les orientations fixées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. « L’État réaffirme son engagement à développer le secteur de la santé à travers le renforcement des infrastructures et des ressources humaines », a rappelé le ministre, saluant la coordination entre les services de la wilaya et les acteurs du secteur.