À l’occasion du Nouvel An 2026, le complexe industriel Tirsam a dévoilé une offre promotionnelle sur sa gamme de petits camions assemblés en Algérie.
En effet, le constructeur national Tirsam a officialisé ce jeudi, via sa page Facebook, une nouvelle grille tarifaire pour ses véhicules utilitaires légers, plus connus sous l’appellation « Harbin ». Cette initiative s’inscrit dans le cadre des célébrations de la nouvelle année civile.
Selon les détails communiqués par le groupe, les nouveaux tarifs se déclinent comme suit :
- Version Simple Cabine : 1 400 000 DA
- Version Double Cabine : 1 800 000 DA
Ces prix s’entendent toutes taxes comprises (TTC) pour des modèles équipés d’une motorisation de 1,3 litre. Bien que le groupe n’ait pas fourni de détails techniques supplémentaires, il a accompagné son annonce d’un message optimiste : « Du nouveau chez Tirsam… et le meilleur reste à venir ! ».
Pour rappel, Tirsam avait procédé, en novembre dernier, à la livraison de son premier lot de camions produits localement depuis la zone industrielle de Kechida, dans la wilaya de Batna. Les modèles étaient proposés avec une motorisation de 1,5 litre aux tarifs suivants :
- 185 millions de centimes pour la cabine simple.
- 225 millions de centimes pour la double cabine.
En introduisant cette version 1,3 litre à un prix plus accessible, le groupe Tirsam semble vouloir renforcer sa position sur le segment de l’utilitaire léger, répondant ainsi à une demande croissante pour des solutions de transport locales et économiques.

Controverse sur la revente des camions : Tirsam sort du silence
Parallèlement à ses annonces tarifaires, le constructeur s’est récemment retrouvé au cœur d’une polémique concernant une clause d’interdiction de revente « à vie ». Face au tollé, la direction de Tirsam a tenu à apporter des clarifications fermes.
L’affaire a débuté après la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’un document suggérant que les acquéreurs de camions Tirsam devaient s’engager par écrit à ne jamais céder leur véhicule à un tiers. Cette mesure a rapidement enflammé les réseaux sociaux et les cercles professionnels du transport.
Dans un communiqué explicatif, l’entreprise Tirsam a formellement démenti toute intention de restreindre les transactions légales de manière définitive. Selon le constructeur, le document a été « mal interprété et sorti de son contexte ».
La société précise que cette démarche s’inscrit avant tout dans une stratégie de sensibilisation et de prévention contre deux fléaux qui touchent le marché national :
- La spéculation : Éviter que les véhicules ne fassent l’objet d’un marché noir dès leur sortie d’usine.
- Le détournement d’usage : S’assurer que les camions ne soient pas utilisés pour des activités illégales ou le transport de substances nuisibles.

Tirsam insiste sur le fait que cet engagement vise à responsabiliser les acheteurs face aux conséquences juridiques de leurs actes. L’entreprise souligne qu’en cas d’infraction à la législation ou d’utilisation du véhicule dans des circuits illégaux, seul l’auteur de l’acte en assumera les conséquences civiles et pénales.
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En réaffirmant son attachement à la transparence et au respect des lois, le fleuron industriel de Batna espère clore ce débat. L’objectif final affiché demeure la protection des véritables investisseurs et opérateurs économiques, garantissant que la production nationale serve réellement au développement du secteur du transport en Algérie.
