A l’approche de la nouvelle année 2010 : C’est la «Fichta» !

dimanche 20 décembre 2009 à 0:06
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Depuis l’éclatante victoire des Fennecs à Khartoum, battant, on ne l’oubliera jamais, à plate couture des Pharaons en mal de puissance, et l’accueil triomphal- et historique-qu’il leur a été réservé à leur retour au pays, l’Algérie vibre aux rythmes festifs d’une joie collective, qui n’est pas près- et tout porte à le croire- de s’estomper de sitôt, alors qu’il ne nous reste que quelque jours pour fêter…la nouvelle année 2010.

Evidemment, comme tous les musulmans de la planète, nous avons déjà entamé le cycle festif, sur les chapeaux de roues, avec la célébration du mois sacré de Moharram, le premier mois lunaire du calendrier hégirien, considéré comme l’ un des quatre mois sacrés auxquels le Coran fait référence.

Inutile de revenir sur une fête que les Algériens célèbrent avec autant de foi, de ferveur et de piété, donnant lieu, entre autres, à des manifestations de joie et de fraternité qu’on ne saurait vivre en dehors des terres musulmanes. Sans parler aussi de la fête de l’Achoura, à qui on réserve pratiquement les mêmes attributs.

D’une «Fichta» à une Fiesta, et nous revoilà, comme chaque année, fêtards que nous sommes, à la veille du Réveillon, le nouvel an grégorien, prêt à festoyer la nouvelle année 2010 avec ce vœu tellement cher d’en faire une année de paix et de fraternité entre tous les peuples. Mais là est une autre paire de manches. Ce n’est pas fini : puisque dans une dizaine de jours, dans la foulée de cet élan festif, les Algériens auront à célébrer un autre rendez-vous tout aussi cher : Yennayer, le nouvel an berbère dont la célébration grandiose mettra en avant une expression culturelle et identitaire portée à bout de bras par tous.

Hors des trois calendriers respectifs, il faut bien reconnaître que l’agenda des activités culturelles, aussi bien officielles que populaires, n’en n’est pas moins dépourvu. Pour preuve : une ribambelle de manifestations s’animent ici et là à travers tou le pays.

Déjà qu’à Alger, les amoureux de la musique andalouse et des musiques anciennes apprécieront, à partir de demain et durant une semaine, des récitals uniques et inédits venus d’Orient.

A plus de 2000km, au pays de l’Ahaggar, c’est le festival culturel national de la musique et de la chanson amazighe, qu’une foule de passionnés, venant des quatre coins du pays, ont déjà commencé à animer en faisant valoir une palette musicale algérienne d’une étonnante variété (l’Imzad, le Tindé, la musique kabyle, chaouie et d’autres genres musicaux…).
Bref, ce n’est là qu’une infime illustration d’une activité culturelle qui occupe la scène culturelle depuis quelques mois, et que les Algériens, déjà mus par la grande joie procurée par la qualification des Verts au Mondial de l’Afrique du Sud, entendent vivre pleinement.

Belle manière de montrer à qui veut voir et entendre, qu’en Algérie, la fête c’est pratiquement tout le temps. Et c’est tant mieux !

Amine Goutali.

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