A Béjaia,les ménagères ont du mal à remplir leur couffin,Le poulet à 420 DA le kilo

A Béjaia,les ménagères ont du mal à remplir leur couffin,Le poulet à 420 DA le kilo
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Le poulet à 420 DA le kilo

Le poulet bien que déplumé, continue à s’envoler

Mauvaises conditions d’accueil, qualité douteuse de la marchandise et prix élevés sont le quotidien des Bougiotes.

Des prix inabordables, une marchandise qui laisse à désirer, de mauvais traitements à la moindre réclamation, la vie du consommateur algérien n’est pas celle dont on rêve le plus. Elle n’en finit pas de se dégrader. Dans un marché qui fonctionne au gré des spéculateurs, faire ses courses de nos jours n’est plus la joie d’autrefois. Une réalité qui se vérifie partout dans les marchés et les magasins.

Le client se voit contraint de s’approvisionner en marchandises imposées et à des prix forts. Il ne sait plus à quel saint se vouer. Les plaintes sont si nombreuses qu’il n’est pas facile de trouver des solutions adéquates dans un secteur qui n’obéit à aucune règle commerciale sauf celle du diktat des spéculateurs qui ont les coudées franches.

La vie est chère à Béjaïa. Elle l’est tout autant partout dans le pays.

Le poulet, qui n’est pas une denrée rare, est de plus en plus inaccessible pour le consommateur. Bien que déplumé, il continue à s’envoler. Si jusque-là le problème ne se posait qu’aux petites bourses, désormais, il touche même la classe moyenne ou ce qui en reste. Bien que des mesures aient été prises par les pouvoirs publics, à l’image de l’exonération des droits de douane et de la TVA pour les intrants et les produits finis de la filière avicole du 1er septembre 2012 au 1er août 2013, sur le terrain il n’eut aucun impact sur le prix du poulet de chair. Dépendante totalement du marché international, l’Algérie ressent la moindre fluctuation des prix. C’est le cas avec la flambée des prix du maïs et du soja. Celle-ci s’est directement répercutée sur le prix de revient du poulet de chair dans notre pays. À Béjaïa, le poulet est cédé à 420 DA le kilogramme. Cédé par les aviculteurs entre 200 et 220 DA le kilo, son prix est doublé sur le marché.

La mesure engagée par les pouvoirs publics va-t-elle atténuer cette flambée et permettre aux simples consommateurs de bénéficier aisément des produits avicoles? C’est l’espoir notamment des consommateurs. En attendant, la saignée continue. C’est comme si les précédentes ne suffisaient pas, alors il en faut d’autres et elles sont nombreuses. Tous les produits agroalimentaires ne connaissent pas de répit. Alors que l’Aïd pointe du nez, les spéculateurs se frottent les mains. Ils ne ratent aucune opportunité pour se remplir les poches. Le prix d’un simple agneau dépasse tout entendement. Ne pesant vivant qu’à peine 15 kilogrammes, il est cédé entre 30 000 et 40 000 dinars. Bientôt ça sera le tour des fruits de flamber. C’est la ritournelle qui ne lâche pas les Algériens.

Des marchands sans foi ni loi mènent la vie dure aux petites bourses et même aux acheteurs mieux lotis en leur fourguant leur plus mauvaise marchandise et en appliquant des prix à leur convenance quand ce n’est pas en les obligeant à prendre 1,5 kg au lieu du kilogramme demandé. Autant de pratiques qui sévissent notamment chez les marchands informels et en toute impunité c’est l’autre facette du quotidien des Algériens. Qui de nous n’a pas eu à subir la colère d’un commerçant dès qu’il ose toucher aux légumes ou aux fruits qu’il souhaite acheter? Ce n’est là qu’une des nombreuses scènes malheureuses qui se passent dans nos marchés. Des prix élevés, une marchandise imposée, mauvais traitement, il n’est franchement pas facile d’être consommateur en Algérie. On est loin de la formule «le client est roi». Faire ses achats n’est pas du tout une partie de plaisir de notre temps, beaucoup de marchands profitent de la conjoncture pour s’enrichir rapidement. Et le dindon de la farce c’est toujours le malheureux consommateur que rien ne protège. Jusqu’à quand?