Taux de change en Algérie : l’euro repart à la hausse sur le marché noir

Le cours de l’euro repart à la hausse sur le marché parallèle des devises en Algérie. Ce samedi 12 septembre 2026, le billet de 100 euros s’échange à 27 750 dinars à la vente, contre 27 700 dinars lors de la précédente cotation. À l’achat, il atteint également un nouveau niveau, dans un contexte marqué par une demande susceptible de progresser durant le mois de septembre.
Après plusieurs semaines de relative stabilité, l’euro semble retrouver une dynamique haussière sur le marché noir algérien. Ce samedi, le billet de 100 euros est proposé à 27 750 dinars à la vente, soit une progression de 50 dinars par rapport aux 27 700 dinars relevés précédemment.
Du côté de l’achat, les cambistes proposent désormais 27 500 dinars pour 100 euros, contre 27 400 dinars lors de la précédente cotation. L’écart concerne donc les deux principales valeurs suivies sur le marché parallèle.
Cette évolution intervient alors que le marché des devises entre dans une période où plusieurs facteurs sont susceptibles de soutenir la demande en euros.
L’euro retrouve une tendance haussière en septembre
La progression observée ce samedi intervient après une période relativement stable pour la monnaie européenne sur le marché parallèle. Le mouvement reste encore limité, mais il marque un changement dans la tendance observée ces dernières semaines.
Le mois de septembre constitue traditionnellement une période particulière pour le marché des devises. Après la saison estivale, l’équilibre entre l’offre et la demande peut évoluer, notamment avec la reprise de plusieurs activités nécessitant l’utilisation de devises étrangères.
Dans ce contexte, l’évolution du cours de l’euro au cours des prochains jours sera particulièrement suivie, alors que plusieurs facteurs pourraient contribuer à maintenir la pression sur les prix.
Les importations de voitures pourraient soutenir la demande
La reprise annoncée des importations de voitures par les particuliers constitue notamment un élément susceptible d’influencer la demande en devises.
Les opérations concernées doivent reprendre à partir du 15 septembre via les ports d’Alger et d’Oran. Cette échéance pourrait entraîner de nouveaux besoins en euros chez les particuliers concernés par l’acquisition de véhicules à l’étranger.
L’achat d’une voiture auprès d’un vendeur situé à l’étranger implique en effet de disposer des devises nécessaires à la réalisation de l’opération. Une augmentation de cette demande pourrait ainsi exercer une pression supplémentaire sur le cours de l’euro sur le marché parallèle.
L’évolution effective dépendra toutefois du niveau de la demande et de la disponibilité des devises au cours des prochaines semaines.
Les départs des étudiants pourraient également peser sur le marché
Les besoins en devises ne concernent pas uniquement les opérations liées à l’achat de véhicules. La rentrée universitaire à l’étranger constitue également une période importante pour les étudiants algériens titulaires de visas d’études.
Durant le mois de septembre, de nombreux étudiants rejoignent leurs pays de destination afin d’y poursuivre leurs études. Ces départs entraînent différents besoins financiers liés au voyage, au transport et à l’installation dans le pays d’accueil.
Cette situation peut donc contribuer à renforcer la demande en devises durant cette période.
Le marché parallèle entre ainsi dans une séquence où plusieurs catégories de particuliers peuvent rechercher davantage d’euros, notamment à l’approche de la reprise des importations automobiles et de la rentrée universitaire à l’étranger.
Une évolution à surveiller dans les prochains jours
Avec un cours établi ce samedi à 27 750 dinars à la vente et 27 500 dinars à l’achat pour 100 euros, le marché parallèle retrouve une orientation légèrement haussière.
La prochaine étape sera particulièrement observée à l’approche du 15 septembre, date prévue pour la reprise des opérations d’importation de voitures par les particuliers via les ports d’Alger et d’Oran.
La demande générée par ces opérations, à laquelle pourrait s’ajouter celle des étudiants se préparant à rejoindre leurs établissements à l’étranger, pourrait maintenir une pression sur les cours.
L’évolution de l’offre de devises restera toutefois déterminante. Elle permettra de savoir si la hausse observée ce samedi constitue simplement une variation ponctuelle ou le début d’un mouvement plus durable de l’euro sur le marché parallèle algérien.








