Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé ce dimanche une réunion du Conseil des ministres marquée par des décisions majeures touchant à plusieurs dossiers stratégiques. En clôture des travaux, le chef de l’État a adressé un message fort, empreint de responsabilité et d’humanité, à destination des jeunes Algériens établis à l’étranger, en situation irrégulière ou de grande précarité.
Un message clair : l’Algérie n’abandonne pas ses enfants
Conscient des réalités sociales difficiles auxquelles font face de nombreux jeunes Algériens à l’étranger, le président Tebboune a rappelé que la patrie ne saurait tourner le dos à ses enfants. Il a souligné que nombre d’entre eux se retrouvent dans des situations complexes après avoir commis des fautes mineures, souvent aggravées par des conditions de vie précaires, l’isolement et l’éloignement familial.
Le chef de l’État a également dénoncé les tentatives de manipulation et d’instrumentalisation de ces jeunes par des réseaux cherchant à porter atteinte à l’image et à la stabilité de l’Algérie, insistant sur la nécessité de distinguer les situations humaines des actes criminels graves.
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Une décision de régularisation sous conditions
Dans cet esprit de solidarité nationale et de responsabilité, le Conseil des ministres a décidé de procéder à la régularisation de la situation de ces jeunes Algériens, sous réserve d’un engagement clair à ne pas récidiver. Cette mesure vise à leur offrir une seconde chance, fondée sur le retour au pays, la réintégration sociale et la reconstruction personnelle.
Il s’agit, selon les autorités, d’une démarche équilibrée qui allie fermeté de l’État et approche humaine, en tenant compte des parcours individuels et des difficultés rencontrées à l’étranger.
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Un rôle central confié aux consulats Algériens
La mise en œuvre de cette décision sera assurée par les représentations consulaires algériennes à l’étranger. Ces dernières auront pour mission d’accompagner les jeunes concernés, d’étudier leur situation au cas par cas et de faciliter leur retour en Algérie dans un cadre légal, sécurisé et organisé.
Cette approche vise à éviter toute improvisation et à garantir un traitement administratif clair, tout en offrant un soutien institutionnel aux personnes éligibles à cette mesure.
Des exclusions clairement définies
Le président de la République a toutefois été catégorique : cette décision ne concerne pas les personnes impliquées dans des crimes graves. Sont explicitement exclues les personnes poursuivies ou condamnées pour des crimes de sang, le trafic de drogue, le commerce d’armes, ainsi que celles ayant collaboré avec des services de sécurité étrangers dans le but de nuire aux intérêts et à la sécurité nationale.
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