L’Algérie confirme son positionnement dans le paysage industriel arabe à travers la filière de la sidérurgie. Selon un rapport récent de l’Unité de recherche de la plateforme Attaqa, le pays occupe désormais la troisième place arabe en matière de capacités opérationnelles de production d’acier en 2026. Le volume atteint 8,7 millions de tonnes par an, un niveau qui traduit la montée en puissance progressive de l’industrie lourde nationale.
Ce classement intervient dans un environnement régional dominé par deux acteurs majeurs. L’Égypte arrive en tête avec 15,6 millions de tonnes annuelles, suivie de l’Arabie saoudite avec 12 millions de tonnes. Dans ce trio de tête, l’Algérie se positionne devant plusieurs économies industrielles importantes de la région. Confirmant un changement de hiérarchie dans le secteur sidérurgique régional.
TOP 10 arabe de la sidérurgie en 2026 : la hiérarchie complète du secteur
Le classement des capacités opérationnelles de sidérurgie en 2026 met en évidence une concentration nette de la production dans quelques pays leaders. Voici le TOP 10 arabe :
- Égypte : 15,6 millions de tonnes
- Arabie saoudite : 12 millions de tonnes
- Algérie : 8,7 millions de tonnes
- Émirats arabes unis : 5,1 millions de tonnes
- Maroc : 3,3 millions de tonnes
- Oman : 3,2 millions de tonnes
- Irak : 3,2 millions de tonnes
- Qatar : 2,9 millions de tonnes
- Syrie : 2,4 millions de tonnes
- Libye : 1,7 million de tonnes
🟢 À LIRE AUSSI : Ce « pari du siècle » algérien est l’un des projets les plus transformateurs d’Afrique
Industrie sidérurgique en Algérie : une production fondée sur les fours à arc électrique
Le rapport met en avant un choix technologique structurant dans la filière sidérurgique de l’Algérie. L’utilisation exclusive des fours à arc électrique. Cette technologie permet une production plus flexible et moins dépendante du charbon que les procédés traditionnels.
En effet, ce positionnement technologique s’intègre dans une évolution plus large du secteur à l’échelle mondiale. Les fours à arc électrique représentent désormais près de 34 % des capacités mondiales. Soit environ 727 millions de tonnes par an, contre 66 % pour les fours à oxygène basique.
Sidérurgie mondiale : un marché de plus de 2,2 milliards de tonnes et une recomposition technologique
À l’échelle internationale, la sidérurgie continue de s’appuyer sur des capacités massives. Les dix principaux pays arabes du secteur cumulent plus de 59 millions de tonnes de capacité annuelle. À titre de comparaison, les capacités mondiales atteignent environ 2,216 milliards de tonnes par an.
🟢 À LIRE AUSSI : La BAD confirme un bond spectaculaire : l’Algérie dans le carré d’as de l’industrie en Afrique
De plus, cette répartition illustre un secteur en transition, où les équilibres technologiques évoluent progressivement vers des procédés moins énergivores en carbone, sans modifier immédiatement la domination des systèmes historiques.
En somme, le classement de l’Algérie dans la sidérurgie arabe en 2026 confirme la progression continue de ses capacités de production et son intégration dans les dynamiques industrielles régionales. Le pays renforce ainsi sa présence dans l’industrie lourde, tout en adoptant des choix techniques en phase avec les transformations en cours du secteur à l’échelle mondiale.
