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600 faillites côté français : l’Institut Montaigne révèle le coût réel de la crise Alger-Paris

600 faillites côté français : l’Institut Montaigne révèle le coût réel de la crise Alger-Paris
La crise France-Algérie n’a pas seulement tendu les relations diplomatiques. Elle a aussi laissé des traces dans les échanges économiques. Entre recul du blé français, concurrence accrue et faillites d’entreprises, l’Institut Montaigne dresse un constat chiffré de cette évolution. Voici ce que révèle le rapport
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Une onde de choc silencieuse traverse le tissu économique de l’Hexagone. Alors que les discours officiels tentent de préserver les apparences, la réalité des chiffres vient de briser le vernis d’une relation bilatérale sous haute tension. Dans un document d’une rare précision publié ce mois-ci, l’Institut Montaigne dresse un constat saisissant. Les remous politiques entre Alger et Paris ne se limitent plus à des joutes verbales mais se traduisent désormais par des faillites en chaîne et une redistribution spectaculaire des cartes sur le marché national.

Les analystes Michel Duclos et Augustin Motte signent une note d’éclairage de 80 pages au titre évocateur, « France-Algérie : sortir de l’émotion », qui met en lumière l’impact concret du refroidissement diplomatique. Le séisme majeur survient sur le terrain des échanges commerciaux, où le bilan s’avère particulièrement lourd pour le secteur privé français.

L’impact économique de la crise franco-algérienne sur les entreprises exportatrices

L’impact économique de la crise franco-algérienne touche de plein fouet les PME de l’autre côté de la Méditerranée. Pendant la tempête diplomatique de 2025, environ 600 entreprises françaises exportatrices vers le marché algérien ont déposé le bilan. Ce chiffre révélateur illustre la vulnérabilité des acteurs économiques face aux fluctuations politiques. Les auteurs de l’étude soulignent d’ailleurs une fragilité structurelle, puisque sur les 5 000 entreprises françaises qui vendent leurs produits en Algérie, un tiers dépend de ce marché pour plus du quart de son chiffre d’affaires. Cette dépendance transforme chaque secousse politique en menace directe pour la survie de plus de 1 500 autres structures.

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climatiseurs LG Algérie
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Les secousses frappent également les géants de l’industrie. L’enseigne Michelin a définitivement quitté le marché local, tandis que l’usine d’assemblage du groupe Renault à Oued Tleilat reste à l’arrêt depuis 2020.

Le secteur céréalier subit le même sort, avec une chute des ventes de blé français frôlant les 90 % par rapport aux niveaux d’avant 2019. Dans le domaine maritime, les négociations de la compagnie CMA CGM pour la gestion du port d’Oran demeurent au point mort.

La méfiance envers Paris restreint l’accès aux commandes d’État, laissant les investissements français plafonner à 2,8 milliards d’euros, bien loin des 4 milliards d’euros déjà engagés par la Turquie.

France-Algérie : Paris perd du terrain, mais les hydrocarbures maintiennent le lien

Ce recul tricolore crée un vide que d’autres nations s’empressent de combler. La Turquie, la Chine et l’Italie s’imposent désormais comme des alternatives de premier ordre. Rome n’a d’ailleurs manqué aucune occasion de tirer parti des hésitations parisiennes pour consolider ses positions dans plusieurs domaines stratégiques.

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Néanmoins, l’étude met en exergue une résilience inattendue dans le secteur énergétique. Les hydrocarbures représentent plus de la moitié du commerce bilatéral et forment près de 90 % des achats français auprès de l’Algérie. Une interruption des livraisons n’a jamais figuré parmi les options envisagées, faisant du gaz et du pétrole le principal axe préservé de cette relation.

Avec un volume global d’échanges de 11 milliards d’euros en 2024, l’Algérie reste le troisième partenaire de la France dans la région MENA, derrière le Maroc et les Émirats arabes unis. Les milieux d’affaires français expriment leur vive inquiétude face à cette perte progressive de parts de marché.

Dans un contexte politique français marqué par l’ascension de l’extrême droite, l’avenir commercial entre les deux rives reste suspendu aux évolutions diplomatiques à venir.

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LA

Lynda Ait Amedjkane

Journaliste – Nation, société et actualité quotidienne

Lynda Aït Amedjkane est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360. Elle couvre principalement les sujets liés à la nation, à la société et aux faits divers qui rythment l'actualité quotidienne en Algérie.

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