CMA CGM a officialisé une hausse de plus de 55 % de ses surcharges saisonnières sur les liaisons Asie-Méditerranée. Applicable dès le 1er juillet, cette décision alourdit la facture des importateurs algériens : jusqu’à 2 800 $ pour un conteneur de 40 pieds, contre 1 800 $ actuellement.
En effet, la compagnie maritime française CMA CGM, a officialisé le 10 juin une révision à la hausse de sa surcharge de haute saison (PSS, pour Peak Season Surcharge) sur l’ensemble des flux de marchandises reliant les ports asiatiques à la Méditerranée.
Applicable dès le 1er juillet prochain, cette décision frappe de plein fouet les opérateurs économiques algériens, dont les approvisionnements dépendent massivement des marchés d’Asie.
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La date de chargement dans les ports d’origine fera foi. Et la direction du groupe a précisé que ces nouveaux barèmes s’appliqueront « jusqu’à nouvel ordre », sans horizon de révision annoncé.
CMA CGM porte ses surcharges à 2 800 $ : une hausse de plus de 55 %
Évaluée en pourcentage, la progression dépasse les 55 % sur l’ensemble des formats de conteneurs. Pour un conteneur sec ou réfrigéré de 20 pieds, la taxe additionnelle bondit de 900 à 1 400 dollars américains.
La facture est encore plus lourde pour les unités de 40 pieds, qu’elles soient sèches ou frigorifiques : la surcharge grimpe de 1 800 à 2 800 dollars, soit un millier de dollars supplémentaires par boîte.
La zone géographique couverte par cette révision englobe la totalité des grands hubs portuaires asiatiques à destination des ports méditerranéens de base.
Aucune catégorie de marchandise n’échappe à la mesure. Les cargaisons sèches standards, les unités hors gabarit (OOG), les conteneurs réfrigérés et même les conteneurs vides payants sont tous concernés par ce nouveau barème.
Un effet domino redouté sur les prix à la consommation
Ce qui inquiète davantage les opérateurs, c’est l’accumulation potentielle des coûts. CMA CGM a prévenu que d’autres surcharges contractuelles restent applicables en parallèle.
Parmi elles figurent les ajustements liés au prix du carburant, les frais de manutention portuaire (THC) à l’origine comme à destination, ainsi que diverses taxes liées à la sûreté et à la sécurité.
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Pour une économie algérienne plutôt dépendante des importations asiatiques, qu’il s’agisse de biens de consommation courante ou de matières premières industrielles, cette accumulation de charges fait peser un risque réel sur les prix de vente finaux.
Les importateurs, contraints d’absorber ou de répercuter ces surcoûts, pourraient alimenter une nouvelle vague inflationniste dans les mois à venir.
Les ports algériens face à une pression logistique croissante
Cette annonce de CMA CGM intervient dans un contexte déjà tendu pour la logistique portuaire nationale. Depuis le début de l’année, le gouvernement algérien multiplie les réformes pour fluidifier le passage des marchandises et réduire les coûts induits par l’engorgement des quais.
La stratégie de désengorgement des ports algériens déployée sous l’impulsion du président Tebboune vise précisément à briser le cycle des surestaries et des lenteurs administratives qui gonflent inutilement la facture finale du consommateur.
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Or, une hausse aussi brutale des tarifs du fret maritime risque d’annuler une partie des gains obtenus par ces réformes. Même un port mieux géré ne peut pas absorber seul un surcoût de 1 000 dollars par conteneur imposé en amont, dans les ports d’embarquement asiatiques.

