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5 millions de tonnes : l’Algérie s’approche d’un niveau record pour cette récolte stratégique en 2026

5 millions de tonnes : l’Algérie s’approche d’un niveau record pour cette récolte stratégique en 2026
Agriculture en Algérie
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L’Algérie s’apprête à clore la campagne céréalière 2026 sur ses meilleurs chiffres depuis sept ans. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production nationale devrait atteindre environ 5 millions de tonnes.

Une hausse remarquable de près de 30 % par rapport à la moyenne quinquennale, marquant le plus haut niveau de production enregistré depuis 2019. Cette embellie agricole s’accompagne d’une baisse attendue des importations de blé pour la saison 2026/2027, témoignant du rôle croissant de la production locale dans la couverture des besoins nationaux.

Après plusieurs saisons pénalisées par les aléas climatiques, l’exercice 2026 redresse la barre. La FAO évalue la récolte à 5 millions de tonnes, contre 4,2 millions de tonnes en 2025, soit une progression de 800 000 tonnes (+19 %) en un an.

Cette performance repose principalement sur le retour de pluies abondantes dès décembre 2025, permettant de rattraper le retard de semis.

Autosuffisance et importations : ce que va changer cette récolte record pour l’Algérie

Les grandes zones céréalières de l’Est, à l’image de Constantine et Skikda, ont bénéficié de précipitations supérieures aux moyennes saisonnières entre janvier et avril 2026, consolidant les réserves des barrages et l’accès à l’irrigation.

Si la FAO table sur 5 millions de tonnes, le Département américain de l’Agriculture (USDA) avance une estimation plus prudente de 4,65 millions de tonnes pour 2026. Ce volume se divise entre 3,2 millions de tonnes de blé dur et tendre, en hausse de 7 % sur un an, et 1,35 million de tonnes d’orge, soit une progression de 13 %.

De son côté, le système d’alerte précoce de la Commission européenne (JRC-MARS) a confirmé dès le mois de juin une masse végétale supérieure aux moyennes dans plusieurs wilayas.

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Bien que les fortes chaleurs de fin de saison dans l’Ouest aient légèrement accéléré la maturation des cultures, les rendements globaux restent nettement au-dessus de la moyenne des cinq dernières années.

Sur le plan national, les autorités visent un objectif de plus de 50 millions de quintaux. Le ministre de l’Agriculture, Yacine Oualid, avait souligné dès le mois de mai le caractère record de cette campagne, notamment pour le blé dur. Pour réussir la moisson-battage, l’État a déployé des moyens matériels d’envergure.

Près de 10 000 moissonneuses-batteuses ont été mobilisées sur le territoire, dont un contingent renforcé géré par le groupe public Agrodiv. Les mesures techniques visaient à porter le rendement moyen de 15 à 30 quintaux par hectare, tandis que de nouvelles infrastructures de stockage ont été mises en service pour sécuriser la collecte avant la clôture fixée au 10 août.

Les chiffres clés derrière la reprise record de ce produit stratégique en 2026

Le 28 juillet, le président Abdelmadjid Tebboune a annoncé que l’Algérie était en passe d’atteindre l’autosuffisance en blé dur pour cette campagne.

Cette avancée, attribuée à l’optimisation des itinéraires techniques et à une pluviométrie favorable, pourrait réduire la facture d’importation de cette céréale de plus de 1,5 milliard de dollars. L’autonomie sur le blé dur ne signifie pas pour autant l’arrêt global des importations.

La FAO prévoit que les achats algériens de blé sur le marché international s’élèveront à 8,5 millions de tonnes pour la saison 2026/2027, un volume en légère baisse grâce à l’apport de la récolte locale. Les importations globales de céréales devraient atteindre 14,5 millions de tonnes, incluant 5 millions de tonnes de maïs destinées à l’alimentation animale.

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La trajectoire algérienne s’inscrit dans une tendance globale à l’échelle de l’Afrique du Nord. Selon le rapport WASDE d’août 2026, les importations de blé de la région regroupant l’Algérie, l’Égypte, la Libye, le Maroc et la Tunisie passeront de 35,57 millions de tonnes en 2025/2026 à 29,10 millions de tonnes en 2026/2027, sous l’effet d’une hausse globale de la production régionale de 32,6 %.

AA

Amina Aouadi

Journaliste – Analyse, économie et société

Amina Aouadi est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360, spécialisée dans les analyses de l'actualité économique et les grands sujets de société.

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