44,26 MDS $ exportés, 48,78 MDS $ importés: quels sont les TOP 10 clients et fournisseurs de l’Algérie ?

L’Algérie vend toujours l’essentiel de ses produits à ses voisins du nord. Selon les données de l’International Trade Centre reprises dans la fiche-pays 2026 de l’ICEX España Exportación e Inversiones, publiée en août 2026 et relayée par l’Office économique et commercial d’Espagne à Alger, l’Union européenne a absorbé 68 % des exportations algériennes en 2025.
Un chiffre qui confirme le poids de ce marché dans le commerce extérieur national. Mais derrière cette domination européenne, un autre chiffre attire l’attention. À elle seule, l’Italie a représenté un quart des exportations algériennes.
Cependant, entre repli des hydrocarbures et sursaut de certains secteurs industriels, l’année 2025 dessine un commerce extérieur contrasté, marqué par un déficit de plusieurs milliards de dollars !
Reconfiguration des échanges : l’Europe conserve son rôle de client clé tandis que la Chine domine le marché algérien
Sur le volet des approvisionnements, la Chine s’empare de la première place des fournisseurs individuels du pays en 2025 avec une part de 28,5 % des importations totales, distançant nettement la France (9,8 %) et l’Italie (7,4 %). La Turquie et l’Allemagne pèsent chacune 5 %, suivies de près par l’Espagne (4,9 %) et le Brésil (4,8 %). Les États-Unis représentent 2,6 %, tandis que l’Égypte et l’Argentine enregistrent 2,4 % chacune. Malgré cette poussée asiatique, l’Union européenne à 27 conserve collectivement 38,6 % de l’ensemble des achats nationaux.
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Du côté des expéditions algériennes vers ses partenaires internationaux, l’Europe absorbe toujours 68 % des ventes globales, portées par des destinations bien définies :
- Italie : 25 % des exportations algériennes
- Espagne : 15,8 %
- France : 13 %
- Reste de l’UE : 10,7 %
- Corée du Sud : 8,3 %
- États-Unis : 5,3 %
- Royaume-Uni : 4,9 %
- Turquie : 3,3 %
- Chine : 3,1 %
- Brésil : 2,9 %
Analyse du solde extérieur : la facture d’équipement creuse le déficit commercial
Les expéditions globales de l’Algérie atteignent 44,26 milliards de dollars en 2025, accusant un repli de 14,7 % par rapport à 2024. Dans le même temps, la facture des importations s’élève à 48,78 milliards de dollars, en hausse de 3 % sur un an. Cette divergence entre des recettes en recul et des achats en légère expansion génère un déficit commercial de 4,52 milliards de dollars pour l’exercice 2025.
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La baisse globale des recettes s’explique essentiellement par le secteur des combustibles et huiles minérales. Les hydrocarbures représentent 39,42 milliards de dollars des ventes extérieures, mais leur valeur baisse de 18,4 % comparativement à l’année précédente. À l’inverse, plusieurs filières hors hydrocarbures affichent des progressions remarquables :
- Engrais : 1,47 milliard de dollars (+56,4 %)
- Produits sidérurgiques : 988,4 millions de dollars (+40,9 %)
- Produits chimiques inorganiques : 876,8 millions de dollars (+46,9 %)
- Fruits et fruits à coque : 186,4 millions de dollars (+109,3 %)
- Cuivre et dérivés : 142,3 millions de dollars (+597,4 %)
Des machines aux produits agricoles : quelles marchandises ont façonné les flux d’achats du marché algérien en 2025 ?
En matière d’achats à l’étranger, la structure des importations reflète un effort soutenu d’équipement, poussé notamment par la modernisation des outils de production et le renouvellement du parc automobile. Les machines et appareils mécaniques s’imposent comme le premier poste d’importation avec 7,84 milliards de dollars (+18,1 %). La catégorie des véhicules automobiles et tracteurs connaît une hausse spectaculaire de 100,5 %, atteignant 5,92 milliards de dollars. Les appareils et matériels électriques progressent de 18 % pour s’établir à 3,73 milliards de dollars. Les achats de combustibles et huiles minérales bondissent quant à eux de 80,4 %, s’élevant à 1,06 milliard de dollars, tandis que les produits laitiers et œufs grimpent de 8,7 % pour atteindre 1,7 milliard de dollars.
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À l’opposé, les politiques de soutien à la production nationale et de régulation des flux permettent des baisses notables sur d’autres postes. Les importations de céréales chutent de 41,6 %, s’établissant à 2,69 milliards de dollars. Les matières plastiques et leurs ouvrages régressent de 17 % à 2,57 milliards de dollars, tandis que les produits pharmaceutiques reculent de 26,2 % pour se fixer à 1,45 milliard de dollars.








