43 000 euros et 30 voitures saisis : coup de filet contre des passeurs entre l’Algérie et l’Espagne

43 000 euros et 30 voitures saisis : coup de filet contre des passeurs entre l’Algérie et l’Espagne
Un important réseau de passeurs opérant entre l’Algérie et l’Espagne vient d’être démantelé. 9 suspects ont été arrêtés et d’importantes saisies réalisées lors d’une vaste opération menée par Europol.

Une opération conjointe de la Police nationale, de la Guardia Civil et d’Europol a mené à l’arrestation de neuf personnes et au démantèlement d’un réseau criminel d’envergure. L’enquête a ciblé aussi bien les passeurs orchestrant les traversées méditerranéennes que la cellule logistique de l’organisation.

Neuf personnes ont été arrêtées lors du démantèlement d’un réseau de trafic de migrants entre l’Algérie et l’Espagne. Menée conjointement par la Police nationale et la Guardia Civil espagnoles, cette opération d’envergure a bénéficié de l’appui stratégique et opérationnel des experts d’Europol. Le coup de filet a visé simultanément les passeurs orchestrant les traversées méditerranéennes et les logisticiens de l’organisation.

Menées sur plusieurs mois, les investigations ont montré que le réseau était basé dans la province d’Almería. Depuis ce point d’ancrage en Espagne, l’organisation coordonnait l’arrivée des migrants algériens avant de planifier leur transit vers la France et le reste de l’Europe.

43 000 euros en espèces et 30 voitures saisis

Lors d’une série de raids coordonnés à Almería, Roquetas de Mar, Vícar et Adra, les forces de l’ordre espagnoles, appuyées par Europol, ont interpellé neuf suspects. Les perquisitions ont permis de saisir d’importants actifs : 43 000 euros en espèces, 61 kg de cannabis, des armes blanches, un pistolet à air comprimé ainsi que de faux documents.

Côté logistique, les autorités ont mis la main sur 30 véhicules, deux grands bateaux et trois moteurs puissants. Au total, le réseau avait investi plus d’un demi-million d’euros dans des biens mobiliers et immobiliers pour soutenir ses activités criminelles.

Composé de ressortissants algériens, marocains et espagnols, le réseau reposait sur une répartition stricte des rôles. Au sommet de la pyramide, les dirigeants supervisaient l’ensemble des opérations. Un second échelon, composé d’administrateurs, orchestrait les membres du réseau et gérait les rouages complexes de la contrebande. Enfin, une cellule de soutien technique s’occupait de la logistique, du repérage et de la sécurité sur le terrain.

Un réseau criminel divisé en branches spécialisées

L’organisation se divisait en deux branches spécialisées, calquées sur les étapes du parcours des migrants. La première cellule orchestrait la phase maritime, depuis le départ des embarcations d’Algérie jusqu’à leur débarquement sur les côtes espagnoles. La seconde prenait ensuite le relais pour assurer le transit terrestre des migrants d’Espagne vers la France et le reste de l’Union européenne.

Par ailleurs, le réseau possédait une infrastructure logistique solide (bateaux rapides, carburant, pilotes qualifiés) qui lui permettait d’assurer ses propres opérations ou de prêter main-forte à des organisations tierces. Afin de contourner la vigilance des forces de l’ordre, certains membres avaient pour consigne de déclarer volés les bateaux de contrebande. Ce stratagème visait à saboter les enquêtes et à empêcher les autorités de remonter la chaîne de responsabilités.

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