2,8 millions de tonnes importées: l’Algérie devient le 2ᵉ acheteur mondial de ce produit agricole ukrainien

2,8 millions de tonnes importées: l’Algérie devient le 2ᵉ acheteur mondial de ce produit agricole ukrainien
Algérie – Ukraine

Le bilan de la campagne céréalière ukrainienne 2025/26, clôturée le 30 juin, place l’Algérie au deuxième rang des acheteurs mondiaux de blé produit en Ukraine, derrière l’Égypte. Ce résultat reflète la stratégie d’achat menée par Alger ces dernières années, , dans un contexte où le pays cherche aussi, en parallèle, à produire davantage de blé sur son propre sol.

L’Algérie deuxième importateur mondial de blé ukrainien

Les chiffres viennent de l’Association ukrainienne des céréales (UGA), relayés par le média Delo.ua. Sur le blé destiné à l’alimentation humaine et animale, l’Algérie a importé 2,78 millions de tonnes de blé ukrainien pendant la campagne 2025/26. L’Égypte reste première avec 3,86 millions de tonnes. L’Indonésie suit, troisième, avec 2,07 millions de tonnes.

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Voici le classement complet des principaux acheteurs de blé ukrainien :

  1. Égypte : 3,86 millions de tonnes
  2. Algérie : 2,78 millions de tonnes
  3. Indonésie : 2,07 millions de tonnes
  4. Yémen : 1,05 million de tonnes
  5. Espagne : 678 000 tonnes
  6. Vietnam : 569 000 tonnes
  7. Tunisie : 406 000 tonnes
  8. Liban : 384 000 tonnes
  9. Arabie saoudite : 298 000 tonnes
  10. Turquie : 249 000 tonnes

L’Algérie devance l’Espagne et le Vietnam. Elle dépasse aussi largement ses voisins régionaux, la Tunisie et le Liban. Et elle occupe ce rang alors que les exportations globales de l’Ukraine reculent de 12 % sur un an.

Pourquoi Alger achète autant de blé ukrainien ?

En effet, l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) lance des appels d’offres presque chaque mois. Il achète en Ukraine, mais aussi au Canada et en Europe, dans une logique de diversification de fournisseurs.

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Cela répond à une réalité simple. L’Algérie consomme environ 110 kilos de pain par habitant et par an, un chiffre qui la place au deuxième rang mondial derrière la Turquie. Les prix du pain restent très bas grâce aux subventions publiques. Résultat, le blé tendre, la variété utilisée pour la panification, continue de peser lourd dans la facture d’importation du pays.

Blé dur contre blé tendre : deux stratégies opposées

L’Algérie ne mise pas sur les mêmes leviers pour ces deux céréales. Le blé dur, celui qui sert à faire la semoule, le couscous et les pâtes, s’adapte mieux au climat national. Les producteurs le vendent aussi plus cher que le blé tendre, ce qui encourage sa production. La récolte a nettement progressé sur la dernière campagne.

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Le blé tendre suit une autre trajectoire. Il supporte mal la sécheresse et reste massivement importé. C’est cette céréale précise qui explique pourquoi l’Algérie achète autant de blé à l’Ukraine, et pourquoi elle continuera à le faire dans les années à venir.

Ce que fait l’Algérie pour produire plus chez elle

En parallèle des achats à l’étranger, plusieurs projets agricoles avancent sur le terrain national. Les périmètres irrigués s’étendent dans le Sud, autour d’Adrar et de Timimoun. De grands investisseurs privés s’impliquent dans la céréaliculture intensive. Les capacités de stockage stratégique se développent également.

Ces chantiers visent à réduire, petit à petit, le recours aux marchés extérieurs sur le blé dur. Sur le blé tendre en revanche, des fournisseurs comme l’Ukraine gardent, pour l’instant, une place centrale dans les approvisionnements algériens.