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27% des jeunes considèrent l’IA comme un ami : faut-il s’inquiéter ?

27% des jeunes considèrent l’IA comme un ami : faut-il s’inquiéter ?
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Et si votre meilleur confident était une intelligence artificielle ? C’est le cas pour plus d’un jeune sur quatre de la génération Z, selon une étude Kaspersky. Recherche d’infos, soutien émotionnel, secrets inavouables : l’IA s’immisce partout dans leur quotidien. Mais cette proximité a un revers : seuls 42% d’entre eux appliquent des règles de sécurité de base. Une confiance aveugle qui pourrait coûter cher.

La génération Z semble avoir pris une longueur d’avance dans l’usage de l’intelligence artificielle (IA). Selon une nouvelle étude menée par le centre de recherche de Kaspersky auprès de 7 200 personnes dans 18 pays, les jeunes de cette génération utilisent davantage l’IA que les autres catégories démographiques et commencent même à la considérer comme une forme de compagnie.

L’intelligence artificielle ne se limite donc plus à un simple outil numérique pour une partie des jeunes. Elle s’installe progressivement dans leur quotidien, au point de devenir, pour certains, un interlocuteur à part entière.

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La génération Z utilise davantage l’IA au quotidien

D’après l’étude publiée par Kaspersky le 30 août dernier, 47 % des répondants de la génération Z déclarent utiliser l’intelligence artificielle tous les jours ou presque. Il s’agit de la proportion la plus élevée enregistrée parmi les différentes catégories démographiques étudiées.

Les usages restent toutefois majoritairement pratiques. Ainsi, 56 % des jeunes interrogés utilisent l’IA pour rechercher des informations. Ils sont également 49 % à y avoir recours pour leurs études, 47 % pour trouver ou développer des idées et 39 % dans le cadre professionnel.

Ces chiffres montrent à quel point les outils d’IA se sont intégrés dans les habitudes numériques de la génération Z, aussi bien dans l’éducation que dans le travail ou la recherche d’informations.

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Plus d’un jeune sur quatre considère déjà l’IA comme un ami

L’étude révèle cependant une évolution plus surprenante. Au-delà de ses fonctions pratiques, l’intelligence artificielle commence aussi à occuper une place plus personnelle.

Pas moins de 27 % des répondants de la génération Z affirment ainsi utiliser l’IA « comme un ami ». Cette proportion dépasse celle observée dans les autres générations.

L’IA ne sert donc plus uniquement à obtenir une réponse ou à accomplir une tâche précise. Pour certains utilisateurs, elle devient un interlocuteur avec lequel ils peuvent discuter, demander conseil, rechercher du soutien émotionnel ou simplement rompre la solitude.

Cette évolution apparaît également dans les usages liés à la vie personnelle. Selon Kaspersky, 28 % des jeunes de la génération Z interrogés utilisent l’IA pour aborder des questions personnelles qu’ils ne souhaitent pas forcément partager avec d’autres personnes.

Une telle pratique peut renforcer le sentiment de confidentialité et de proximité avec ces outils conversationnels. Pourtant, Kaspersky rappelle une limite essentielle : une IA n’est pas un ami humain. Ses réponses peuvent contenir des erreurs ou se révéler inappropriées, tandis que l’utilisateur peut être tenté de lui confier des informations qu’il ne partagerait pas ailleurs.

IA : la génération Z sous-estime encore les risques de cybersécurité

Cette proximité croissante avec l’intelligence artificielle soulève également des questions de cybersécurité. Malgré leur usage intensif des outils numériques, les jeunes interrogés ne prennent pas toujours les précautions nécessaires. Selon l’étude, seuls 42 % des répondants de la génération Z déclarent appliquer systématiquement des mesures de protection lorsqu’ils utilisent des services d’IA.

Ces précautions consistent notamment à vérifier les informations fournies par l’IA auprès de sources fiables et à éviter de communiquer des données confidentielles ou sensibles.

Dans le détail, 52 % des participants adoptent ces précautions seulement de manière occasionnelle, tandis que 6 % ne les appliquent jamais.

Pour Kaspersky, cet écart entre l’aisance avec les technologies et les réflexes de sécurité mérite une attention particulière. En effet, l’intelligence artificielle prend une place croissante dans l’éducation, la communication et certaines décisions personnelles.

Une information erronée générée par une IA peut ainsi influencer un travail universitaire ou un choix du quotidien. De la même manière, une conversation apparemment anodine peut conduire un utilisateur à partager des documents personnels, des mots de passe, des informations financières, des données de santé ou encore des messages privés.

IA et données personnelles : pourquoi il faut rester prudent avec les conversations

Face à ces risques, Kaspersky recommande de développer de bonnes habitudes en parallèle des compétences numériques.

La première consiste à ne pas considérer la réponse fournie par une IA comme une vérité définitive. Pour les questions importantes, notamment dans les domaines médical, juridique, financier ou éducatif, il reste essentiel de vérifier les informations auprès de sources fiables.

La prudence doit également s’appliquer aux données personnelles. Kaspersky conseille notamment de ne jamais communiquer de mots de passe, de coordonnées bancaires, de pièces d’identité, de correspondances privées ou d’autres informations confidentielles à un service d’IA.

Avant d’utiliser une nouvelle plateforme, les utilisateurs doivent aussi prendre le temps de vérifier les données qu’elle collecte et la manière dont celles-ci peuvent être utilisées, traitées ou stockées.

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IA et cybersécurité : Kaspersky mise sur la sensibilisation des jeunes

Pour accompagner ces nouveaux usages, Kaspersky met en avant plusieurs outils destinés à renforcer la cybersécurité. L’entreprise recommande notamment une solution de sécurité comme Kaspersky Premium pour protéger les appareils contre le phishing, les logiciels malveillants et les sites frauduleux susceptibles d’imiter des plateformes d’intelligence artificielle légitimes ou de proposer de faux outils d’IA.

Kaspersky insiste également sur l’importance de développer une véritable culture de la cybersécurité. Dans cette optique, son cours « Cyberhygiène », proposé par Kaspersky Academy, vise à aider les utilisateurs à mieux comprendre les principales menaces numériques et à adopter des réflexes permettant de protéger leurs comptes, leurs appareils et leurs informations personnelles.

Pour cibler plus particulièrement la génération Z, l’entreprise a par ailleurs lancé « Case 404 », un jeu en ligne interactif présenté sous la forme d’une aventure cyber-policière.

À travers des scénarios inspirés de menaces numériques réelles, les joueurs doivent notamment apprendre à reconnaître les arnaques, les tentatives de phishing et différentes formes de fraude. L’objectif consiste à transmettre les bons réflexes de cybersécurité tout en les intégrant à un format familier et ludique pour les jeunes utilisateurs.

Génération Z : une nouvelle relation avec l’IA qui appelle à la vigilance

L’étude de Kaspersky dessine finalement une évolution notable des usages. La génération Z ne se contente plus d’utiliser l’intelligence artificielle pour rechercher une information, travailler ou étudier. Une partie d’entre elle commence aussi à lui attribuer une fonction sociale et personnelle.

Cette évolution pose toutefois une question centrale : plus l’IA entre dans l’intimité du quotidien, plus les utilisateurs doivent apprendre à garder une distance critique, notamment lorsqu’il s’agit de leurs données personnelles et des informations sensibles.

« La génération Z comprend mieux que les autres générations les tendances émergentes en matière d’IA et trouve déjà de nouvelles façons d’intégrer cette technologie dans les études, la communication et la vie quotidienne. Le fait que certains jeunes utilisent désormais l’IA comme un ami montre à quelle vitesse la relation entre les utilisateurs et la technologie évolue », a déclaré Vladislav Tushkanov, Group Manager au Kaspersky AI Technology Research Center.

Il met toutefois en garde contre une confiance excessive dans ces outils : « Une interaction qui semble personnelle ne doit pas être confondue avec une conversation privée ou totalement fiable. Les jeunes utilisateurs doivent combiner leur confiance et leur curiosité avec des habitudes telles que la vérification des informations, la protection des données personnelles et l’esprit critique face aux réponses qu’ils reçoivent. »

À propos de Kaspersky

Fondée en 1997, Kaspersky est une entreprise mondiale spécialisée dans la cybersécurité et la protection de la vie privée numérique. L’entreprise indique protéger aujourd’hui plus d’un milliard d’appareils dans le monde grâce à ses technologies de sécurité.

Kaspersky développe des solutions destinées aux particuliers, aux entreprises, aux infrastructures critiques et aux gouvernements afin de lutter contre les cybermenaces. Pour les organisations, l’entreprise met notamment en avant des solutions visant à protéger leur activité, à réduire les risques d’interruption et à alléger la charge liée à la gestion de la sécurité informatique.

Ses technologies, qui intègrent notamment l’intelligence artificielle, s’appuient sur l’expertise de Kaspersky en matière de cybermenaces. L’entreprise propose ainsi des solutions et des services destinés aux organisations de différentes tailles, des petites entreprises aux grands groupes. Kaspersky bénéficie de la confiance de millions de particuliers dans le monde et de près de 200 000 organisations. Ses solutions ont également fait l’objet d’évaluations par des organismes de tests indépendants.

DN

Dina Nedjma

Dina Nedjma Journaliste – Économie, analyse et international

Dina Nedjma est journaliste chez Algerie360 depuis 2019. Spécialisée dans l'économie, l'analyse et l'actualité internationale, elle couvre également l'investissement en Algérie ainsi que les principaux salons, forums et événements économiques organisés à travers le pays.

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