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21,6 MDS $ en plus pour l’Afrique : l’Algérie parmi les 4 principaux bénéficiaires du choc énergétique

21,6 MDS $ en plus pour l’Afrique : l’Algérie parmi les 4 principaux bénéficiaires du choc énergétique
Le choc énergétique mondial lié au conflit contre l’Iran a dopé les recettes des exportateurs africains. L’Algérie figure parmi les quatre principaux bénéficiaires, selon le CREA.
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Le choc provoqué par le conflit contre l’Iran et les perturbations dans le détroit d’Ormuz ont profondément bouleversé le marché mondial de l’énergie. Entre mars et août 2026, la flambée des cours a généré des milliards de dollars de recettes supplémentaires pour les exportateurs africains de combustibles fossiles. L’Algérie figure parmi les quatre pays qui ont capté l’essentiel de cette manne, selon une étude du Centre for Research on Energy and Clean Air (CREA).

Le rapport, publié le 27 août, estime que neuf exportateurs africains ont enregistré 21,6 milliards de dollars de recettes supplémentaires par rapport aux anticipations établies par les marchés à terme avant le conflit.

Une grande partie de cette somme s’est concentrée entre les mains de quatre producteurs : le Nigeria, l’Angola, la Libye et l’Algérie.

Algérie : une part majeure des recettes supplémentaires liées au choc énergétique

Sur les 21,6 milliards de dollars de revenus additionnels générés par la hausse des prix, 18,1 milliards ont bénéficié au Nigeria, à l’Angola, à la Libye et à l’Algérie, soit près de 84 % du total.

Le Nigeria arrive en tête avec 7,5 milliards de dollars de recettes supplémentaires à lui seul. Le CREA ne détaille toutefois pas la répartition des 10,6 milliards de dollars restants entre les trois autres pays.

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Il n’est donc pas possible d’attribuer un montant précis à l’Algérie sur la base de cette étude. Le rapport confirme la présence de l’Algérie parmi les principaux bénéficiaires du choc énergétique, mais ne permet pas de calculer exactement le gain réalisé par le pays.

L’étude permet en revanche de mesurer l’ampleur du bouleversement sur les marchés qui concernent directement les exportations algériennes.

Les prix du pétrole et du gaz ont fortement dépassé les prévisions

Entre mars et août 2026, les importateurs mondiaux ont déboursé 330 milliards de dollars supplémentaires pour le pétrole brut, les produits pétroliers et le GNL transportés par voie maritime, comparativement aux prévisions établies avant le conflit.

Le pétrole brut représente à lui seul 164,1 milliards de dollars de ce surcoût.

Pour le Brent, le prix moyen s’est établi à 93 dollars le baril, contre 69 dollars anticipés avant le conflit. Le marché a donc enregistré une prime d’environ 35 %.

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Le marché gazier a également connu une forte hausse. Dans le bassin atlantique, le GNL s’est négocié en moyenne à 16,99 dollars par MMBtu, alors que les prévisions tablaient sur 10,65 dollars, soit un écart de près de 60 %.

Le diesel a, quant à lui, affiché une progression de 59 %.

Le CREA considère cet épisode comme le choc pétrolier durable le plus important depuis la guerre du Golfe de 1990.

Pour l’Algérie, dont les exportations reposent à la fois sur le pétrole, les produits pétroliers et le gaz naturel liquéfié, la hausse a donc touché plusieurs segments de son portefeuille énergétique.

Gaz algérien : le calcul du CREA ne prend pas en compte les gazoducs

L’étude comporte toutefois une limite particulièrement importante pour l’Algérie. Dans son estimation des recettes supplémentaires, le CREA s’est concentré sur les combustibles fossiles transportés par voie maritime. Les exportations par gazoduc ne figurent pas dans le calcul.

Le rapport explique cette exclusion par l’insuffisance des données disponibles. Or, l’Algérie dispose de plusieurs infrastructures permettant d’acheminer directement son gaz vers le marché européen.

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L’impact réel de la hausse des prix du gaz sur les recettes algériennes ne peut donc pas être déterminé à partir du seul montant calculé par le CREA.

Les données du premier semestre 2026 montrent par ailleurs une progression de la production nationale de gaz naturel. Elle a atteint 54,01 milliards de m³, contre 51,81 milliards de m³ durant la même période de 2025, soit une hausse de 4,2 %.

Sur la même période, les exportations combinant gazoducs et GNL ont atteint 23,97 milliards de m³, en progression de 2,4 %.

Dans le détail :

  • Les exportations par gazoduc ont avoisiné 17,87 milliards de m³ ;
  • Les expéditions de GNL ont atteint 4,47 millions de tonnes ;
  • Les volumes de GNL ont toutefois reculé de 6,5 %, notamment en raison de travaux de maintenance.

Pétrole : l’Algérie bénéficie aussi d’une hausse de son niveau de production

Le marché pétrolier a également offert une marge supplémentaire à l’Algérie. À partir d’août 2026, le niveau de production ciblé pour le pays dans le cadre de l’OPEP+ a progressé d’environ 6 000 barils par jour, pour atteindre 1,001 million de barils par jour.

La combinaison entre des cours plus élevés et une capacité de production légèrement accrue a ainsi créé des conditions plus favorables pour les exportations algériennes.

Le pays a également pu compter sur ses infrastructures existantes, notamment dans la production, la liquéfaction, le raffinage et le transport des hydrocarbures.

Crise d’Ormuz : un choc qui met en lumière le poids énergétique de l’Algérie

La perturbation du détroit d’Ormuz a surtout rappelé la vulnérabilité du marché mondial face aux tensions géopolitiques dans les principales régions productrices et voies d’acheminement des hydrocarbures.

Pour l’Algérie, la situation a mis en évidence un autre facteur. Sa capacité à approvisionner directement le marché européen grâce à ses infrastructures gazières, en complément de ses exportations maritimes de GNL.

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Les chiffres du CREA ne permettent pas de mesurer l’ensemble des recettes supplémentaires générées pour l’Algérie, notamment en raison de l’exclusion des volumes acheminés par gazoduc.

Ils montrent néanmoins que le pays compte parmi les principaux bénéficiaires africains de la flambée énergétique enregistrée depuis le début du conflit.

LA

Lynda Ait Amedjkane

Journaliste – Nation, société et actualité quotidienne

Lynda Aït Amedjkane est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360. Elle couvre principalement les sujets liés à la nation, à la société et aux faits divers qui rythment l'actualité quotidienne en Algérie.

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