Fini les piles de dossiers interminables et l’attente bureaucratique. L’Algérie opère un virage à 180 degrés pour relancer son économie. Avec plus de 21 000 projets sur la table et la promesse de 525 000 nouveaux emplois, le gouvernement vient d’annoncer la fin du calvaire administratif pour les investisseurs. Guichet unique, numérisation accélérée et gestion stricte du foncier : voici comment le pays compte transformer ces milliards de dinars d’intentions en chantiers réels.
L’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) affiche des indicateurs de croissance spectaculaires qui, selon le Premier ministre, témoignent d’un retour concret de la confiance des opérateurs économiques.
Avec plus de 20 000 projets enregistrés à ce jour pour une valeur globale dépassant les 9 000 milliards de dinars, cette dynamique laisse entrevoir la création de plus de 525 000 emplois.
Au 31 mars 2026, le bilan s’est encore consolidé en dépassant le seuil des 21 000 projets, englobant à la fois des initiatives locales et des partenariats internationaux stratégiques.
La fin de l’ère bureaucratique
La réforme actuelle de l’investissement s’appuie sur une rupture radicale avec les pratiques du passé, s’articulant autour de trois axes fondamentaux. Elle privilégie d’abord une simplification administrative majeure, marquée par la fin de l’exigence bureaucratique de produire des copies multiples pour un seul document.
Parallèlement, l’État instaure une sécurité juridique accrue grâce à un cadre stable conçu pour rassurer les investisseurs sur le long terme. Enfin, cette stratégie mise sur une numérisation accélérée des procédures via le guichet unique, dont les prérogatives renforcées permettent de réduire drastiquement les délais de traitement des dossiers.
🟢 À LIRE AUSSI : Nouveau partenaire européen pour la pharma algérienne : voici ce qui se prépare avec l’Espagne
Un taux de concrétisation encourageant
L’un des indicateurs les plus révélateurs de ce nouveau climat est le passage de l’intention à l’acte. Omar Rekkache, DG de l’AAPI, a précisé que 68% des projets enregistrés sont déjà en phase d’exploitation ou de réalisation.
Ce chiffre démontre que les réformes ne se limitent pas à des annonces papier, mais se traduisent par des chantiers réels sur le terrain.
🟢 À LIRE AUSSI : Algérie – Angola : Tebboune et Lourenço signent 9 accords majeurs
Le foncier économique : Une gestion plus rigoureuse
Longtemps pointé du doigt comme un frein majeur, le foncier économique bénéficie désormais d’un nouvel encadrement. Le Premier ministre a souligné que les nouveaux textes imposent une grille d’évaluation stricte et des délais d’attribution encadrés.
L’objectif est de privilégier les projets viables, à forte valeur ajoutée, notamment dans les secteurs de l’agriculture, des mines, de l’industrie de transformation et des énergies renouvelables.
🟢 À LIRE AUSSI : Algérie – Allemagne : le virage stratégique vers l’énergie verte s’accélère
