Cent quarante (140) heures de travaux d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral ont Ă©tĂ© requis ce lundi, 23 novembre, Ă Rouen en France, contre un homme qui a reconnu avoir traitĂ© le Ministre français de l’IntĂ©rieur, GĂ©rald Darmanin, de « sale violeur ».
La substitut du procureur, AurĂ©lie Viguier, a requis 140 heures de travaux d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral avec exĂ©cution dans un dĂ©lai de 18 mois et trois mois de prison en cas d’inexĂ©cution Ă l’encontre d’un homme qui a reconnu avoir traitĂ© le Ministre français de l’IntĂ©rieur, GĂ©rald Darmanin, de « sale violeur », le 26 juillet dernier lors d’une cĂ©rĂ©monie d’hommage Ă Saint-Étienne-du-Rouvray, rapporte le journal français Le Figaro.
Pour la magistrate, « dire Ă une personne qu’elle est un violeur est un outrage, il y a une certaine agressivitĂ© dans les termes employĂ©s ». Selon elle, « cet homme Ă©tait venu pour outrager le Ministre, et ne se trouvait pas lĂ par hasard ».
Pour sa part, le prĂ©venu, poursuivi pour outrage, a reconnu les faits retenus contre lui et a affirmĂ© qu’ « il ne savait pas pourquoi il avait crié » et que « ce n’Ă©tait pas prĂ©vu Ă l’avance ». Par ailleurs, son avocate, ChloĂ© Chalot, a estimĂ© que « le ministère public a portĂ© atteinte Ă ses libertĂ©s fondamentales ».
Pour prĂ©cision, « GĂ©rald Darmanin fait l’objet, depuis 2017, d’une plainte pour viol. Ce dernier affirme qu’il s’agissait d’une relation librement consentie. ClassĂ©e sans suite dans un premier temps, la procĂ©dure a Ă©tĂ© relancĂ©e par la cour d’appel de Paris qui a demandĂ©, dĂ©but juin, de nouvelles investigations », a soulignĂ© la mĂŞme source.
