Recrudescence du Coronavirus en Algérie : Les mises en garde des spécialistes

Recrudescence du Coronavirus en Algérie : Les mises en garde des spécialistes

Dans les hôpitaux, la situation sanitaire du Covid-19 est sous contrôle mais le pays enregistre une recrudescence de cas de contamination, depuis quelques jours.

En effet, en seulement une semaine, 1111 nouveaux cas ont été confirmés positifs à la Covid-19 et 51 décès supplémentaires ont été enregistrés. Ce rebond des cas de contamination est dû au « relâchement » de la population et au « non-respect » des règles de prévention et de protection, ainsi que, la reprise des activités économiques et sociales.

De nombreux Algériens continuent à être réfractaires au port du masque et aux mesures de distanciation physique. Depuis plusieurs mois après les premières mesures de déconfinement.

Le docteur Bekkat Berkani membre du Comité scientifique de suivi de l’épidémie de Covid-19 en Algérie s’est exprimé sur cette hausse inquiétante, affirmant qu’il est encore tôt pour parler de deuxième vague de l’épidémie en Algérie,  » On parlait, le 11 octobre dernier, effectivement, de 132 cas confirmés et de 6 décès du Covid-19. Aujourd’hui, (selon les chiffres du bilan officiel communiqué dans l’après-midi de vendredi dernier) soit 5 jours plu tard, on parle de 221 cas confirmés, et malheureusement de 5 décès. Cette légère hausse n’est pas inquiétante pour le moment. Elle n’est pas encore très significative. Il est encore tôt de parler de deuxième vague. Elle le deviendra si la hausse persiste. Tout reste envisageable, notamment une probable baisse dans les jours à venir », a-t-il déclaré.

Du mème avis faisant état d’un relâchement constaté des citoyens Algériens, Berkani estime que la hausse des contaminations est due au manque de civisme des citoyens,  « L’explication la plus proche de la logique à cette légère hausse, c’est le manque de civisme des citoyens. » « Il y a un relâchement de leur part. Il est flagrant. Comme tout le monde dans le pays le sait, le couvre-feu n’est pas respecté. Des citoyens, certainement rassurés après la persistance de la tendance baissière qui avait duré plus de deux mois, défient la loi. Ils se baladent dans les espaces clos, les commerces, les transports et les marchés, comme »au bon vieux temps! », sans bavette. D’autres se prennent carrément pour des spécialistes et estiment que l’Algérie est à l’abri d’une deuxième vague de l’épidémie qui, faut-il le noter, frappe de plein fouet plusieurs pays du monde ».

Le Dr Mohamed Yousfi, chef de service des maladies infectieuses à l’EPH Boufarik, explique également de sa part que ce rebond est suite au relâchement constaté depuis quelques semaines, la crainte d’une recrudescence du nombre de cas dans les prochains jours est exprimée par les professionnels de la santé avec la rentrée sociale et universitaire qui risque de se compliquer avec l’arrivée de la grippe saisonnière.

«Ce qui est sûr, est que de nouveaux cas arrivent plus nombreux à l’hôpital ces derniers jours, mais on attend encore, tout en sachant que l’environnement actuel s’y prête pour enregistrer une recrudescence de l’épidémie avec l’hiver qui approche. Elle ne sera pas la même que celle que nous avons connue au printemps dernier », a déclaré Yousfi pour le quotidien  » El Watan ».

Le Dr Adel Boudahdir, médecin réanimateur du service de réanimation au CHU de Blida, déclaré de son côté, «Nous étions sur un rythme plus ou moins bas avec un ou deux malades par 24 heures en réanimation, mais depuis quelques jours, nous enregistrons une moyenne de 5 à 6 patients par 24 heures qui sont pour le moment des cas familiaux. Les hospitalisations en réanimation reflètent bien l’évolution de l’épidémie », invitant toute fois la population a vivre avec ce virus tout en respectant toutes les mesures barrières pour casser la chaîne de contamination.

Ch.LAIB

 

 

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