Il y a 23 ans, onze enseignantes lâchement assassinées à Sfisef

Il y a 23 ans, onze enseignantes lâchement assassinées à Sfisef

Il y a 23 ans, le 27 septembre 1997, onze jeunes enseignantes ont été assassinées par un groupe de terroristes à Sfisef, dans la wilaya de Sidi Bel Abbès, à l’ouest du pays.

Ainsi, le 27 septembre 1997, aux alentours de 15h, onze jeunes enseignantes, Dich Amina, Tounsi Aziza, Boudaoud Kheira, Bouteraa Rachida, Mehdane Zohra, Bouhend Fatima, Fliou M’hamdia, Louhab Naïma, Lenfad Hafida, Cherrid Kheira, Bouali Hanafi Sahnounia, ont subi une attaque terroriste durant laquelle ces dernières ont été assassinées, alors qu’elles rentraient chez elles, avec un de leurs collègues également tué, à Sfisef.

Malgré la condamnation à mort proférée par le GIA (Groupe islamiste armé) contre ces enseignants, elles ont tout de même continué à se rendre chaque jour à l’école de Aïn Aden (Sehamda). Une fois arrivé au niveau d’une pente où le véhicule, qui transportait les enseignantes, devait ralentir à cause de la charge, des hommes armés ont surgi en faisant signe au conducteur, Saber Habib, de stationner le véhicule. Ces derniers ont donné l’ordre aux enseignantes de descendre du véhicule.

Les victimes ont commencé à s’affoler et à crier en essayant de s’enfuir, mais elles ont rapidement été rattrapées et maîtrisées par leurs assaillant. Ayant transgressé les consignes de ne pas dispenser les cours de français ou autres à l’école, les enseignantes avaient très vite compris qu’elles étaient recherchées.

C’est alors que les bourreaux ont ligotés les onze victimes, malgré leurs cris de supplications et de désespoir, avant de les assassiner froidement sur les terres des courageux Ouled Slimane, principale tribu de la région. Leurs corps ont été abandonnés en plein milieu d’une vaste étendue de verdure, gisant dans leur marre de sang durant des heures avant d’être évacués par une courageuse infirmière.

À l’endroit même où s’est déroulé ce sinistre assassinat, une imposante stèle portant tous les noms des 11 enseignantes, certaines mères de famille, d’autres célibataires qui travaillaient pour nourrir leurs proches, a été érigée afin de commémorer ces martyres, devenues un symbole de courage et du sacrifice.

Rédaction d’Algérie360.

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