Renouvèlement du sénat en 2015 : quand Tayeb Louh intimidait les magistrats

Renouvèlement du sénat en 2015 : quand Tayeb Louh intimidait les magistrats

L’enquête concernant l’affaire de l’ancien ministre de la Justice Tayeb Louh a encore révélé des pressions terribles exercées sur des magistrats. La plupart des instructions de Louh étaient véhiculées par l’inspecteur général du ministère de la Justice.

Lors du renouvèlement du sénat en 2015, l’enquête a révélé que les magistrats subissaient d’énormes pressions par cet inspecteur, qui affirme pour sa part n’avoir fait qu’exécuter la feuille de route de Tayeb Louh, a rapporté ce lundi le Soir d’Algérie.

À cette époque, les magistrats qui se penchaient sur l’opération du renouvellement partiel du membre du Sénat ont subi d’énormes pressions, voir même des agressions physiques. Alors que cinq juges se penchaient sur les listes du FLN, « des individus munis d’armes blanches défoncent la porte du bureau ».

Selon les faits rapportés par le même journal, l’un de ces juges a « subi une fouille corporelle, il est battu, subit des violences corporelles et reçoit des coups de pistolet électrique, (taser). En bas, ses collègues subissent aussi le supplice des tasers ».

Contre toute attente, aucune enquête n’est ouverte à cette époque. Interrogé en tant que témoin, le secrétaire général du ministère de la Justice affirme avoir informé Tayeb Louh. Il avoue, de surcroit, que n’avoir dépêché aucune équipe pour enquêter sur l’affaire, car n’ayant pas reçu d’instruction en ce sens.

« Je ne savais pas qu’un juge avait été frappé, qu’il avait subi une fouille corporelle et qu’on lui avait enlevé son téléphone portable. J’ignorais aussi que les juges qui se cachaient dans le bureau avaient reçu des charges électriques », a-t-il indiqué.

Rédaction d’Algerie360