L’historien Benjamin Stora dément son appartenance à la commission Algéro-française sur la mémoire

L’historien Benjamin Stora dément son appartenance à la commission Algéro-française sur la mémoire

Suite à la restitution des restes mortuaires de 24 résistants algériens de la France, le Chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune, a lancé la création d’une commission mixte entre les deux pays sur les questions mémorielles. Du côté algérien, c’est le Docteur Abdelmadjid Chikhi qui a été nommé, tandis que du côté français c’est l’historien Benjamin Stora qui devait être nommé, seulement ce dernier a démenti cette affirmation.

En effet, le Chef de l’État avait nommé le Docteur Abdelmadjid Chikhi, Directeur Général du Centre National des Archives Algériennes, comme conseiller aux questions de la mémoire et chargé de traiter avec la partie française.

Cette annonce a accompagné la restitution des crânes des 24 résistants algériens, où le Chef de l’État a également apporté à notre connaissance la création d’une commission mixte entre les deux pays sur les questions mémorielles.

À cette occasion, le Chef de l’État Abdelmadjid Tebboune avait déclaré que l’historien français Benjamin Stora « a été nommé pour accomplir ce travail mémoriel du côté français. Il est sincère et connaît l’Algérie et son histoire, de la période d’occupation jusqu’à aujourd’hui. Nous allons nommer son homologue algérien dans les 72 heures ».

Rajoutant que « ces deux personnalités travailleront directement sous notre tutelle respective. Nous souhaitons qu’ils accomplissent leur travail dans la vérité, la sérénité et l’apaisement pour régler ces problèmes qui enveniment nos relations politiques, le climat des affaires et la bonne entente ».

Cependant, l’historien Benjamin Stora a démenti cette affirmation lors d’une interview sur les ondes de la Radio France International (RFI) précisant qu’il n’était pas le représentant de l’État français et qu’il n’a jamais été approché à cet effet.

L’historien français, célèbre pour ses ouvrages sur l’histoire de la guerre d’Algérie, a confirmé qu’il était chargé de soumettre un rapport sur l’état des lieux de la mémoire franco-algérienne à la demande du gouvernement français.

Il explique ainsi, qu’il ne peut travailler avec le Docteur Abdelmadjid Chikhi car il n’a pas été officiellement nommé pour accomplir cette mission.

Il y a eu confusion entre la déclaration du Chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune, qui a affirmé la nomination de Benjamin Stora, et celle de l’historien qui a évoqué la réalisation d’un simple rapport sous la demande de son gouvernement.

Rédaction d’Algérie 360.