Boumerdès : Agression de deux médecins à l’hôpital de Thénia

Un médecin a été agressée par des patients, la nuit du samedi dernier, au niveau du service de réanimation des patients atteints du Covid-19 de l’hôpital de Thénia à Boumerdès.

Selon le quotidien « Le Courrier d’Algérie », la victime était de garde la nuit du samedi dernier. les agresseurs l’ont violemment frappé et ont déchiré sa combinaison de protection. Suite à cette agression, le médecin n’a pas pu poursuivre sa garde de nuit, et un autre médecin s’est déplacé d’un autre service afin de remplacer sa consœur. Toutefois, les agresseurs, toujours mécontent de la prise en charge médicale, se sont pris au médecin, le blessant grièvement. Un troisième médecin a été assigné au service pour assurer la garde et le suivi des patients.

Des témoins sur les lieux de l’agression ont affirmé que l’origine de cet épisode de violence contre le corps médical était le manque de prise en charge des patients au niveau du service de réanimation de l’hôpital en vue du nombre de malades suspectés d’être contaminés par le virus suite à la hausse alarmante des chiffres des cas de contamination. Néanmoins, les agresseurs suspectés sont toujours en liberté ou reconnus et interpellés par les services de sécurité.

Cet incident n’est pas le premier cas d’agression contre le personnel des établissements de la santé publique, plusieurs épisodes de violences sont signalé dans plusieurs régions du pays depuis le mois dernier.

Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens de la santé publique, s’est exprimé sur ce sujet en partageant un message sur sa page Facebook : « le médecin et l’infirmier sont les dernières personnes qui tu verras si Dieu décide que tu partiras de ce monde à cause du coronavirus. Tes enfants, ta famille, ainsi que tes amis qui t’applaudissent en te voyant insulter un médecin n’y pourront rien pour toi. Quand tous ceux-là te quitteront, ce sont les médecins et les infirmiers, surtout ceux de réanimations, qui continueront à lutter à tes côtés jusqu’à la dernière minute. Ce n’est pas parce qu’ils sont payés pour cela comme tu le prétends, mais parce que leur destin est d’avoir choisi ce métier qui résume toutes les valeurs de l’humanité ».

Rédaction d’Algérie360.