Le « faiseur de stars » n’est plus

Encore une lourde et triste perte pour la piste artistique algérienne avec le décès du grand poète et parolier de la chanson contemporaine Mohamed Angar.

L’Algérie s’est réveillée aujourd’hui avec la triste nouvelle du décès du grand Mohamed Angar, une plume unique de la chanson algérienne contemporaine à laquelle il a consacré toute sa vie.

L’artiste est né le 15 janvier 1945 à Alger, il entame sa carrière en 1966 comme interprète, suite à sa rencontre avec Cheikh Stambouli. Il écrit sa première chanson à 18 ans, et c’est El Hadi Radjab qui l’interprète sur les ondes de la radio.

Dans les années 1970, Mohamed Angar enchaîne avec l’enregistrement de plusieurs vinyles de format 45 tours, diffusés tous sur les ondes de la radio algérienne.

A partir des années 1980, Mohamed Angar se met à l’écriture et à la composition, il collabore avec plusieurs chanteurs de Rai, comme Abderrahmane Djelti pour la réalisation de « Kessa Twila » et Mohamed Lamine pour la réalisation de « Hiya li biya ». Toutes ses chansons connaissent un succès, ainsi lui vient le surnom « faiseurs de stars ».

Le regretté artiste a également marqué le parcours d’artiste de renom, notamment le grand Blaoui El Houari, Cheb Mami, Hassiba Amrouche avec « Farhi ou saadi » en 1991 et Cheb Khaled avec « Win el harba win » en 1995.

Le défunt nous a quitté ce jeudi à Alger suite à une crise cardiaque à l’âge de 75 ans selon l’annonce faite par ses proches.

Rédaction d’Algérie 360.