La réaction de Soufiane Djilali à la condamnation de Amira Bouraoui

Le président du parti Jil Jadid, Soufiane Djilali a réagi, ce lundi 22 juin, à la condamnation de la militante du Hirak, Amira Bouraoui, à une année de prison ferme.

Dans un communiqué rendu public aujourd’hui, Soufiane Djilali a estimé que Amira Bouraoui ne mérite pas cette condamnation.

« La sentence prononcée par la justice contre Amira Bouraoui est à l’évidence hors proportions pour les faits qui lui sont reprochés. Débordant souvent sur les règles conformistes et maniant les mots sans politesse entendue, Amira Bouraoui reste une militante engagée, entière et sans fard. Si elle brise souvent le consensus, elle peut aussi oser la rébellion des mots sans mesure », lit-on dans le communiqué du président de Jil Jadid.

« En aucun cas, elle n’a été nocive ou intrigante contre quiconque et encore moins contre son pays. Au contraire, elle a assumé ses convictions pour une Algérie débarrassée de sa mafia lorsque beaucoup se taisaient et se terraient», a-t-il estimé

« Dans le climat actuel de rapport de force entre un pouvoir qui affirme sa volonté de remettre de l’ordre dans un pays fragilisé par un legs politique des plus lourds et une opinion publique installée depuis longtemps et à juste titre dans la défiance, les modes opératoires sécuritaires et judiciaires actuels interrogent sur leur efficacité et leurs objectifs », a ajouté Soufiane Djilali, soulignant que « la politique d’une reprise en main sécuritaire sans véritable apaisement envers des militants intègres quand bien même ils seraient turbulents, ne peut qu’entraver la mise en place des réformes profondes dont a besoin le pays.»

« Alors que le Président de la République s’est engagé à maintes reprises à favoriser le dialogue et à prendre des mesures d’apaisement dans le cadre de ses prérogatives, le cours des affaires semble s’orienter vers un durcissement », a-t-il poursuivi.

Pour rappel, Soufiane Djilali, a annoncé, le 2 juin dernier, la libération prochaine des figures du Hirak Karim Tabbou et Samir Belarbi.

Redaction d’Algerie360