Déconfinement en Algérie : Une reprise « timide » des transports publics et privés

Déconfinement en Algérie : Une reprise « timide » des transports publics et privés

Suivant la deuxième phase du plan du déconfinement, les transports publics et privés, les chauffeurs de taxi et le tramway sont autorisés à reprendre leur activité, seulement cette reprise est lente et rencontre beaucoup de difficultés.

Après l’autorisation accordée aux transporteurs de reprendre leur activité lundi dernier, le secteur rencontre beaucoup de difficultés et a du  mal à retrouver son dynamisme habituel.

Le  secteur du transport connait un gel depuis le début de la crise du Covid-19, et après l’autorisation accordée aux transporteurs de reprendre leur activité lundi dernier, les différents transports rencontrent beaucoup de difficultés à retrouver leur dynamisme habituel.

Le tramway n’a pu reprendre le service qu’hier, tandis que les bus de l’Etablissement public de Transport Urbain et Suburbain d’Alger (ETUSA), qu’on croise rarement, ont opté pour une reprise progressive « Nous avons décidé de reprendre progressivement, vu que certains de nos travailleurs habitent hors de la wilaya d’Alger. Nous avions ce problème à gérer, surtout que les dortoirs et les hôtels sont fermés. Pour ne pas pénaliser notre clientèle, nous avons repris graduellement dès cet après-midi (hier mercredi). Nous sommes actuellement à 50% de notre activité et nous atteindrons les 100% d’ici ce week-end, au grand max», déclare Karim Yacine le Directeur Général de l’ETUSA. Ce dernier rassure ses clients en précisant que toutes les mesures préventives sont mises en place respectant ainsi le protocole de santé exigé par l’Etat dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus.

Ce sont d’ailleurs ces mesures préventives qui rendent la situation contraignante et paralysantes, comme l’ont souligné les chauffeurs de taxi lors de leur rassemblement les deux derniers jours à la capitale, revendiquant entre autres l’allègement du protocole de santé ainsi qu’un dédommagement pour leur inactivité durant la période du confinement, ce dernier équivaut à une somme de 200 000 DA.

Les chauffeurs de taxi saisissent cette occasion pour réclamer également la révision de la tarification du compteur pour atteindre les 50 DA l’unité et les permissions accordées aux applications de transports qui, selon eux, permettent aux chauffeurs clandestins de leur livrer une concurrence déloyale.

Le président de la Fédération nationale des chauffeurs de taxi (FNCT), Benziane El Mati Mohamed, a déclaré : « Nous avons saisi la tutelle à plusieurs reprises sans avoir de réponse, encore moins des solutions réelles à nos problèmes. Les chauffeurs de taxi sont des journaliers qui ont été pénalisés par cette période de confinement. Le gouvernement semble oublier cela et nous impose un investissement qu’aucun ne peut assurer. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de ne pas reprendre et préparer une rencontre avec les différentes organisations professionnelles en relation avec notre activité, à savoir l’Union nationale des transporteurs (UNAT), l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) pour discuter de ces problèmes et transmettre une plateforme de doléances commune à la tutelle ».

Il faut également noté que le premier Ministre, a allégé les mesures préventives jugées contraignantes. D’près une source d’El Watan « les transporteurs travailleront avec 50% de la capacité de leur bus et les chauffeurs de taxi pourront transporter deux clients à la fois ».

Rédaction d’Algérie 360.