Le club des magistrats tacle le ministre de la justice

Le club des magistrats tacle le ministre de la justice

Le Club des magistrats d’Algérie (CMA), présidé par Saad Eddine Merzoug, critique et annonce le boycott des élections de renouvellement partiel des membres du conseil supérieur de la magistrature (CSM) prévues le 7 mai prochain.

Dans un communiqué rendu public ce jeudi, le CMA a accusé le ministre de la justice, Belkacem Zeghmati, d’avoir installé, avec ses décisions unilatérales, « un climat de crispation dans le secteur ». « Avec cette situation, le renouvellement des membres du CSM devient sans sens pour les magistrats qui savent que le sort de leur parcours professionnels et celui de ceux qui sont censés les représenter au CSM dépendent toujours des ministres de la justices qui se sont succédés à la tête de ce secteur».

« Après la correspondance de la direction générale des ressources humaines du ministère de la justice, datée du 12 avril dernier, portant sur la préparation des élections de renouvellement partiel des membres du CSM, le Club annonce sa décision de boycotter cette échéance », lit-on dans le communiqué du CMA.

Pour le Club des magistrats, cette décision est justifiée par plusieurs raisons, dont « la conviction que le résultat est connu d’avance et que ce sont les personnes préalablement désignées par le ministre de la justice qui passeront».

« Les conditions ne sont pas réunies pour la tenue de cette élection qui nécessite calme est sérénité dans le secteur de la justice. Ce n’est plus le cas actuellement, car le secteur est en proie des perturbations et des changements d’humeurs qui risquent d’emporter ce pouvoir sensible et pilier de l’Etat », a souligné l’organisation dans le communiqué.

Appelant à la « libération effective de la justice », le CSM a estimé que cette élection « ne fera pas avancer le combat pour l’indépendance de la justice et la libération des magistrats de toutes les interférences politiques ou autres ».

Rappelons qu’en octobre dernier, le secteur de la justice avait été secoué par une grève décidée par le Syndicat national des magistrats (SNM) pour protester contre un mouvement opéré par Belkacem Zeghmati.

Rédaction d’Algerie360