17 terroristes arrêtés à Oran: Des repentis récidivent

17 terroristes arrêtés à Oran: Des repentis récidivent

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Un détachement de l’Armée nationale populaire a arrêté, mercredi dernier, à Oran, trois éléments de soutien aux groupes terroristes.

Après une longue instruction qui a duré jusqu’à une heure tardive de la nuit de dimanche à lundi, le juge d’instruction prés le tribunal de Aïn El Türck a écroué 13 individus et mis sous contrôle judiciaire quatre au tres. Les 17 mis en cause sont accusés d’activités terroristes dont l’apologie du terrorisme, constitution d’un groupe de terrorisme, atteinte à la sûreté d’Etat, appel à des actions terroristes et port d’arme et de munitions de guerre.

Cette affaire a été déclenchée tout récemment par les éléments de la brigade mobile de la police judiciaire (Bmpj) de Aïn El Beida dans le cadre d’un vaste front d’investigations portant sur la lutte contre le terrorisme.

Les recherches lancées ont, dans un premier temps, abouti à l’arrestation d’un chauffeur clandestin dans le géant quartier populaire d’El Hassi, situé à l’ouest d’Oran. Passant son véhicule à la fouille, les policiers sont tombés nez à nez avec un pistolet automatique soigneusement dissimulé par le mis en cause. Embarqué aussitôt pour le besoins de l’enquête, le mis en cause a reconnu son appartenance à un groupe terroriste activant dans la wilaya d’Oran, Tissemsilt et Tiaret. Dans ses aveux, le même individu a avoué que le groupe terroriste est composé de personnes ayant été jugées et condamnées auparavant pour terrorisme, de repentis, un président d’une association, un aviculteur et d’autres individus. La lutte contre le terrorisme se poursuit de plus belle. Tout récemment, l’armée et la Sûreté nationale ont mis hors d’état de nuire sept terroristes en les neutralisant dans la wilaya d’Oran.

Une telle information a été confirmée par le ministère de la Défense nationale ayant diffusé un communiqué soulignant que «dans le cadre de la lutte antiterroriste, un détachement de l’Armée nationale populaire a arrêté, mercredi dernier, à Oran (2e Région militaire), trois éléments de soutien aux groupes terroristes, tandis que des éléments de la Gendarmerie nationale et de la Sûreté nationale, ont arrêté dans la même wilaya, quatre autres éléments de soutien aux groupes terroristes, impliqués dans les activités de la cellule terroriste démantelée à Oran le 26 mars 2019». La même source précise que lesdites opérations ont abouti à la «saisie de quatre fusils de chasse, une quantité de munitions, ainsi que des armes blanches et d’autres objets». Implacable est donc la guerre lancée contre les résidus terroristes.

En 2018, 170 membres de réseaux de soutien au terrorisme ont aussi été arrêtés par l’armée dans différentes régions du pays. Les éléments de l’Armée nationale populaire ont, durant l’année écoulée, éliminé 32 terroristes et arrêté 25 autres.

Pas moins de 132 individus armés se sont rendus aux autorités militaires, dont une grande majorité dans la wilaya de Tamanrasset. Ce sont essentiellement des terroristes ayant pris les armes entre 2010 et 2018 au Mali et qui ont préféré bénéficier des mesures de la Charte pour la paix et la Réconciliation nationale en Algérie plutôt que de se rendre aux autorités maliennes qui n’ont prévu aucune solution politique à leur guerre contre les groupes armés. Au Sud comme au Nord, l’armée a découvert et détruit 499 caches d’armes et huit ateliers de fabrication de bombes.

Ce sont plus de 700 armes qui ont été récupérées ainsi que 512 bombes artisanales. En 2017, les forces de l’Armée nationale populaire ont éliminé 91 terroristes et arrêté 40 autres, dont cinq femmes.

Le même bilan révèle la reddition de 30 terroristes durant la même année et l’arrestation de 212 éléments de soutien aux groupes terroristes, ainsi que 11 trafiquants d’armes.